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 Verdure en ville [PV Roxane G. Rosa]

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MessageSujet: Verdure en ville [PV Roxane G. Rosa]   Lun 14 Oct 2013 - 20:59

Al le week-end ! On s'est battu toute la semaine pour le gagner et le jeu en vaut systématiquement la chandelle. Lever a 9H, un luxe , il me restait néanmoins une broutille à régler avant de pouvoir m'adonner pleinement à mon activité favorite, à savoir la glandouille. Une saloperie de compte bancaire à ouvrir ! Les malandrins avait vraiment le chic pour dénicher les rendez-vous à des heures arrangeantes. C'est donc avec un entrain plus que modéré, que je prend ma douche enchainée d'un café trop chaud et pas assez sucré avant d'enfiler rapidement ma fameuse tenue du week-end (Jogging et T shirt 2x plus grand que moi) puis de finalement me diriger vers la porte pour rejoindre la métro.  Dans les souterrains du métropolitain, je retrouve d'instants ces petites senteurs du lundi matin, les odeurs de pisse , les clochards endormi sur le quai et que de bonheur d'entendre les annonces de la RATP. Comme tradition le veut, j'arrive pile poil au moment où le métro s'en va me forçant donc aux interminables cinq minutes d'attente. J'exulte littéralement, j'ai l'impression d'être lundi matin un jour de pluie avec la crève en prime... Profitant de cet instant grâcement offert par les services publics de la ville, je me permet un petit récital chuchoté de "Nirvana" du Doc, comme quoi le thème est donné pour aujourd'hui. Je ferais grâce de ce passionnant entretien avec la banquière qui ne devait durée que cinq minutes et qui par magie se transformèrent en vingt bonne minutes. 

Je sors donc victorieux après trois option pour des crédits tous plus abracabrantesque les uns que les autres , à moi la glandouille ! Au début j'avais l'envie de foncer à la maison mais un petit je ne sais quoi m'en empêchais. Ce petit air frais, ce soleil, le vent dans mes cheveux, bref ces petits riens qui finissent pas devenir un tout me donne l'envie de me balader tel un Vasco de Gama vers des contrée inconnue.  La ville est grande et je suis loin de connaitre tous ses coins et recoins ce qui a pour effet de renforcer mon désir de nouveauté. J'avance sans vraiment savoir où je compte me rendre, ce dont je suis sur c'est que mon cerveau retrouvera le chemin. La musique rythmait mes pas à mesure que mon crâne se vidait de toutes les pensée néfaste de la vie réelle, dans mon jargon cet état s'appelle le bonheur. Je traverse de grand boulevard rempli de monde pour petit à petit m'enfoncer dans de sinueuses et discrètes ruelles, où le silence est presque palpable. L'architecture est assez âgée et plutôt portée sur les tons sombres, les chemins sont parsemés de diverses imperfections donnant au tout une atmosphère assez inquiétante. Soudainement un panneau directionnel m'interpel avec vigueur, c'est écrit : Forêt de P.J. Rien qu'a la vue de ceci, les souvenirs de mon enfance passé dans un petit village de campagne bordée de marais et des forêts refont surface. Je dois voir ça ! Ainsi d'elle même, ma balade, trouva un but. 

Finalement, après m'être fait aiguillé par un quidam, je touche enfin à mon but. 
-" Je m'excuse mais merde ! Je m'excuse !" m'écriais-je en citant Coluche. 
C'est grand ! D'accord le descriptif est assez léger, mais il n'y a que ça qui viens à l'esprit. J'emprunte avec assurance un petit chemin de terre qui me mène à une cascade qui arrive à couvrir la musique de mon mp3. Je m'assois au pied de cette cascade, change de musique d'un coup d'index. Très rapidement les souvenir viennent en pagaille dans ma tête, la joie, la tristesse, l'enfance en somme. Alors que l'intro de la chanson débute, une idée me submerge : Chanter avec mon frère comme à l'époque de l'insouciance. Un regard à gauche puis à droite et un large sourire me confirme que je suis bien seul dans cet endroit. Je remet donc la musique au début en augmentant le volume à son maximum. J'entends la guitare, celle de mon frère et le frisson de la fraternité : 

"J'aimerais parfois m'arrêter
Trouver un endroit où rester
Mais je n'aime que voyager ! 
Et je ne fais que passer 
Parfois j'ai envie de stopper ! 
Tulututulutute
Soit que je rencontre un ami 
Tulututulutute
Soit que je me sois endormi " 
Jean-Leloup - Voyager




Et comme lorsque que nous étions gamins, je revois mon frère avec ses grimaces qui m'obligent à rire en chantant.  Les souvenirs c'est certainement tout ce qu'il me reste et j'en suis heureux.
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Roxane G. Rosa
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MessageSujet: Re: Verdure en ville [PV Roxane G. Rosa]   Mar 19 Nov 2013 - 20:59

La sensation de chaleur et de douceur du matin, lorsqu'on est encore enroulé dans sa couverture qui garde encore nôtre chaleur corporelle... Ah, le bonheur du matin, et ce encore plus durant le weekend. Ces deux misérables jours qui sont pourtant un triomphe pour la lutte contre la semaine surchargée de stress et de boulot interminable. Mais le weekend est aussi un échappatoire à la vie quotidienne et morose. Il est en effet difficile de se lever, et de sortir de son cocon douillet et bien chaud... Mais, les bonnes chose ont toujours une fin, malheureusement oui.

Par ailleurs, le soleil, lui, était déjà levé depuis un bon moment. Ses rayons venaient caresser les lèves-tôt, et même ceux qui dorment encore... Quelques rayons traversaient certaines vitres, venant taquiner le visage assoupie de notre jolie blonde cendrée. Cela faisait ressortir son côté doux et innocent, mais peu pour longtemps puisque celle-ci cacha sa frimousse sous sa lourde couette, tout en poussant un grognement agacé. Il ne fallut que quelques minutes pour que la princesse rejette violemment sa couverture bordeaux pour ensuite se lever, simplement vêtue d'une nuisette en satin noire, lui arrivant au milieu des cuisses. Lentement, Roxanne s'étira, en baillant ouvertement, laissant craquer sa mâchoire et même son dos. Suite à cela, elle saisit son kimino de satin noir puis la jeune femme se faufile dans la cuisine, afin de boire un café trop chaud et pour une fois, trop sucré. Elle ne le bu en entier.
Ce jour-ci offrait un temps clément, calme et paisible. Un peu comme l'état d'esprit de la Diva. Bien que son réveil fut brusque malgré la douceur qui s'offrait à elle. En effet, pour une fois, elle prit son temps, se réchauffant le dos à l'aide des rayons du soleil généreux, bien qu'il semblait faire un peu frisquet.

Après le café, bien évidemment, vient la première cigarette de la journée. Roxane se posta devant sa fenêtre, assise sur le rebord intérieur de celle-ci, fumant calmement son tube blanchâtre, somptueux, mentholé, tout en fredonnant un air doux et apaisant... Chantonnant de temps en temps.



«  The night is like a lovely tune. Beware my foolish heart... How white the ever constant moon,
take care my foolish heart... ~
 »
-My Foolish Heart – Karen Souza
   
Trêve de paresse et de tranquillité. Il est l'heure de se doucher, de se préparer, et de bouger un peu. D'ailleurs, il n'est pas obligatoire d'avoir une raison pour faire un tour et prendre l'air. Juste une envie, un besoin de voir le monde extérieur. Peut-être même de boire un verre et faire connaissance, s'en griller une... Ou alors, ne rien faire d'autre qu'auparavant.
Roxane, sortant de sa douche, s'empressa un peu plus pour enfiler ses vêtements. Cette fois-ci, la simplicité marqua le point. Un jean slim noir, avec un pull bordeaux, assez ample, laissant dévoiler son épaule fragile. Veste en cuir noir et bottine de la même teinte.
Avant de pointer le bout de son nez tout fin dans le monde extérieur, la jeune femme aux yeux rougeâtres pris soin d'attraper son sac à main contenant un briquet, un paquet de cigarette, son téléphone ainsi que son mp3  et son casque qu'elle glissa autour de son coup, emprisonnant ses longs cheveux cendrés.

Il devait être dans les environs de dix heures. L'heure ou la populace arrive en petite masse, l'heure du marché et des cafés. L'heure de la vie, vu ainsi. Il faut dire que, mine de rien, Port Jack est une ville bien vivante, par ses habitants comme ses touristes. Mais, l'endroit où la belle se rend en premier lieu est beaucoup moins enchantant : le métro. Oh oui, ce lieu grouillant de toutes personnes, de bruit, d'odeur... De personnes sans domiciles fixes. Roxane n'y prêta pas attention, non pas par compassion, mais parce qu'elle ne se sentait pas concernée. Comme d'habitude, elle arriva pile à l'heure. Elle s'enfonça alors dans ce tube de fer pour rejoindre le centre ville, échappant au brouhaha grâce à son casque.
Passé les regards lourds et gras des hommes pervers et des femmes aigris et de mauvaise foie, Roxane atteint enfin le centre ville, puis marche à pas perdu, calme. Son regard sombrement chatoyant regarda le monde qui l'entourait sans vraiment y prendre attention. De temps en temps elle s'arrêtait devant une vitrine de vêtements, d'instrument de musique, de boulangerie... Pour finir, elle craqua. A force de passer devant des boulangeries qui embauma la rue marchande d'odeur sucrée, la jeune femme se prit deux croissants.

Finalement, au bout d'une petite heure, et après avoir avalé son premier croissant, Roxy était déjà fatiguée de la foule, du bruit, des conversations. De la vie citadine tout court. Elle ,n'avait qu'une envie en tête, de la verdure, de l'isolement, ce qui changerait de son quatre murs trop sophistiqué et de ses instruments. Ouais, une vraie évasion, toute simple, naturelle. Port Jack est une île plutôt variée... Et fleurie qui plus est ! Depuis son arrivée, elle avait entendu parlé de sa forêt dense. Mais, elle n'eut jamais l'occasion de s'y pointer. Un petit sourire en coin vint illuminer son visage blafard, laiteux.
Sa démarche féline et affreusement sensuelle l'amena paisiblement vers le chemin terreux de la forêt de l'île. Petit à petit, le bruit de la ville s'éloigna, on pouvait même entendre le vent qui chuchotait aux feuilles des arbres robustes. Parfois même des petites chants d'oiseaux, leur ailes battantes s'envolant... Oui, de la tranquillité.

Plus loin dans sa marche, Roxane retira son casque et passa sa fine main dans sa chevelure légère, reflétant les rayons du soleil. Elle s'étira, et tendit l'oreille afin d'entendre si un point d'eau n'était pas loin. Et en effet, le bruit d'une cascade se faisait entendre, ainsi qu'une voix masculine. Sur le coup, elle se pensait seule. L'un de ses sourcils se arqua, puis elle s'approcha, doucement, plus que silencieuse, interdite. En regardant autour d'elle, elle remarqua un tronc d'arbre à même le sol et délicatement, elle vint y oser son fessier pour s'asseoir. Elle écouta la voix, et reconnu la chanson dont cette voix chantonnait. Doucement, elle chantonna dans son coin les paroles, pas si loin de cette voix, finalement. Certainement à une cinquantaine de mètre.


«  Je stationne un peu par ici, car il faut des fois un accord ; entre la peur et le confort, en la voile et puis le port... Entre la vie et puis la mort... »
[Hors Rp :Pardonne moi pour le temps que j'ai pris pour te répondre. Oh, et j'ai pas pris la peine de me relire. Désolée, c'est le manque de temps. Je corrigerais les éventuelles fautes dès que j'ai le temps >w< ! ]
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MessageSujet: Re: Verdure en ville [PV Roxane G. Rosa]   Sam 23 Nov 2013 - 22:29

Du délire nostalgique je reviens rapidement à la réalité, ma voix n'est plus celle du petit enfant que je fus ; elle est maintenant grave et abimée par une consommation excessive de tabac. J'essaye de m'appliquer du mieux que je peux car derrière moi une voix, plus douce et juste, ce fait entendre à son tour. Une personne, apparemment joueuse, s'est manifestement caché quelques part dans mon dos pour un duo des plus étranges. Avec une extrême prudence je me lève et tente de trouver approximativement d'où provient cette voix, ma conclusion se porte sur un buisson à une cinquantaine de mètres. Donnons tous pour le dernier couplet !

La musique s'achève, mes poumons sont à bout de souffle mais l'honneur est sauf, j'ai tenu jusqu'à la fin. Je retire mes écouteurs, sors par réflexe une clope et la porte à mes lèvres sans l'allumer, avant de me diriger à pas de loup,vers ce fameux buisson précédemment repéré. Devant ce buisson le doute s'installe, pourquoi vouloir rencontrer cette personne ? Autant garder un agréable souvenir de cet évènement sans avoir un image de qui se cache derrière tout ça. Je sais que c'est une femme, ou alors un travelo qui déguise vachement bien sa voix, qu'elle aime chanter et quelle connait Jean Leloup. Les conversation m'ont toujours fais peur car je n'ai jamais eu grand chose à raconter d'intéressant. C'est vrai ça, dire quoi ? “Salut tu aime bien J.L, t'a une belle voix allez tchao !” Non vraiment est-ce bien sérieux ? Et puis des con(ne)s ce ne serais pas la première fois que j'en rencontre. J'ai envie de m'ouvrir au gens qui m'entourent mais ils me déçoivent tellement, au fond je les envies : Stupide et inconscient. 

Hep là Jo' ! Commence pas avec tes conneries ! Tu y va, tu vois comment ça se passe et si ça dérape tu sais très bien que je te sortirais de là sans hésiter un seul instant ! C'est vrai que tu as raison, brave Faust toujours avec moi dans le meilleur comme dans le pire. J'aimerais que tu ne sois un être vivant, malheureusement tu n'es qu'une voix. Une chose est sûre, tu ne te trompe presque jamais, alors j'te suis sur ce coup là.

Mon courage est maintenant revenu grâce à mon comparse. J'applaudis en marchant jusqu'à ma futur interlocutrice que je trouve assise sur un tronc d'arbre. Normalement je dois vous la décrire mais cela n'a jamais été mon fort. Blonde, entre 16-18 ans , taille moyenne, pas mal foutue, voilà ce que j'en pense, à vrai dire le culte de l'image ne m'a jamais attiré. Je suis donc là, debout devant elle, avec pour premier réflexe celui d'allumer ma cigarette qui est sur mes lèvres depuis trop longtemps à mon gout comme pour me donner une atmosphère rassurante.

-” C'est pour couvrir ma piètre performance que vous chantiez ? “

Allez fait un sourire connard, voilà mieux que ça, plisse un peu les yeux, voilà ! Peut-être pas crédible mais au moins c'est essayé. Su'on vienne me dire que je ne fais pas d'effort. Bon après la vanne minable, le compliment et on se casse après le merci.

-“En tout cas mademoiselle, permettez moi de vous dire que votre voix est merveilleuse. “
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Roxane G. Rosa
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MessageSujet: Re: Verdure en ville [PV Roxane G. Rosa]   Dim 24 Nov 2013 - 15:19

Doucement, ses yeux se fermèrent, afin mieux sentir la fine brise qui ne faisait que passer par-là, emmenant avec elle l'odeur boisée et fleurie de la verdure. Cependant, il n'y avait pas que cette odeur fraîche qui flottait non loin d'elle, mais aussi celle d'un croissant encore quelque chaud, siégeant sagement dans son petit sachet marron. Sa voix quelque peu cassante et suave c'était faite silencieuse au même moment que l'autre voix, bien plus masculine. D'ailleurs, un nouveau petit sourire en coin vint prendre place sur le visage blafarde de Roxane. En fait, on aurait pu croire que le jeune homme avait entendu sa voix, et se forçait alors à ne faire aucune fausse note. Cela l'amusa, mine de rien. Et puis, elle tendait l'oreille tout du long : la voix de cet inconnu n'était pas si désagréable. Quoiqu'un peu de cours ne lui ferait pas de mal. Sur-ce, elle voulait mettre un visage sur cette voix, mais, princesse telle qu'elle est, elle ne daigna bouger. A dire vrai, Roxane avait cru entendre des bruits de pas s'approchant d'elle. La jeune femme cendrée resta sereine, en étant certaine que la personne ne serait pas un psychopathe ou un maniaque. Non, il n’aurait pas chanter une chanson comme telle, mais une bien plus flippante.

Par réflexe, la jolie jeune femme sortie instinctivement son paquet de cigarette, et en piocha une qu'elle vint déposer entre ses fines lèvres légèrement rosée. Son regard rougeâtre fixait le vide, patiemment. Elle réfléchissait, à vrai dire. Elle imaginait plutôt à quoi pouvait ressembler cet inconnu. Trop de possibilité, elle lâcha alors l'affaire après avoir passer l'un de ses mains entre ses cheveux. Ensuite, Roxane se demanda si elle n'avait pas oublié son foutu briquet. D'une main hasardeuse, elle vient tâtonner l'intérieur de son sac, qui semblait si vide... En effet, elle avait encore oublier son briquet. Roxy lâcha un juron, avant de reprendre sa cigarette entre deux doigt, puis elle soupira alors que son interlocuteur « masqué » apparut.
Son regard se releva doucement. C'était un jeune homme, qui devait avoir le même âge que la belle. Aux premier abords, il avait l'air négligé, mais à quoi bon, on est le weekend, on a bien le droit. Il semblait être roux, ses cheveux quelque peu long. Aux propos de ce dernier, elle lâcha un léger rire, avant de lui répondre, de sa voix dire « froide », cassante. Bien qu'elle soit un peu surpris par le fait que ce dernier applaudisse, serait-ce de l'ironie de sa part ? Qu'importe, cela ne l’atteignis pas, du moins, pas de cette manière.

« Hum, non. Si j'avais voulu couvrir vôtre voix, j'aurais bien plus pousser. Ce qui n'était pas le cas. Oh et, cette performance vocale n'était pas si mauvaise. J'ai bien entendu pire, croyez-moi. »

La blonde se releva, faisant fasse à l'inconnu, qui s'en grillait une. Face à lui, même debout, elle était bien plus petite, ce qui l'énervait intérieurement. Elle détourna le regarde en échappant un très léger soupire exaspéré. De plus, elle avait encore oublié son feu. Toutefois, par politesse, elle reposa son regard envoûtant sur le jeune garçon, puis elle échappa un très mince sourire, ayant l'air très évasif, presque inexistant, bien qu'intérieurement, Roxane aimerait en savoir plus sur cette personne, ce qui est rare, voyez-vous.
« Et bien je vous en remercie. » Sur-ce, elle avait l'air froid, ses mots avaient l'air d'être craché. Ensuite, elle reprit, quelque peu plus amicale, « douce ». « Dites-moi, pourrais-je vous emprunter votre feu ? »
Roxane avait relever sa main avec sa Lucky Strike qui était bien triste, sans crépitement et sans bout rouge. Puis, une nouvelle brise passa, faisant onduler ses longs cheveux cendrés, doux, puis emporta encore une fois l'odeur du croissant ainsi que celle de son parfum, semblable à la violette.
Et puis, pourquoi pas faire connaissance, hein ? Voilà pourquoi il faut toujours avoir un briquet. Ça sert toujours, ça crée des liens, mine de rien.
« Pourrais-je savoir, aussi t'en qu'à faire, comment vous vous appelez?  Ce serait quand même con d'emprunter du feu à une personne sans connaître son nom, pas vrai ? »
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MessageSujet: Re: Verdure en ville [PV Roxane G. Rosa]   Dim 24 Nov 2013 - 18:46

Quelques peu décontenancé par le flop de ma vaine tentative d'humour qui n'a manifestement pas été comprise, je reprend donc mon inhumanité habituelle car lorsque je m'abaisse à essayer d'être stupide pour faire naitre un climat propice à la convivialité, j'estime que par respect l'on adopte pas des manières digne de la dernière héritière d'un famille royal du fin fond de la Meuse. Bien ! Il n'empêche que cette réaction m'apprends beaucoup sur la personne, peut-être est-ce une de ces divas des rues qui estiment que leur simple beauté impose une certain tenu ou alors une de de ces intellectuelles qui sous prétexte de connaitre une citation erronée de Voltaire se montre blasée envers une société qui ne la comprends pas.  J'évalue par ça tenue qu'il existe chez cette personne un désir d'appartenir à un certain milieu élitisme qui me déplait fortement. Mais je m'enrage là, intérieurement alors qu'au final, je ne lui avouerais jamais ce que je pense actuellement, et puis ne vendons pas la peau de l'ours.  J'admets moi-même avoir été exclu pour ce que je ressemblais alors pourquoi vouloir faire un procès d'intention si hâtif à une personne dont j'ignorais jusque là l'existence. 

Elle sort une cigarette, peut-être que lorsqu'elle avait remué ses lèvres elle m'avait demandé du feu, mais complètement absorbé à panser mon orgueil blessé je n'avais certainement pas entendu. Je sors donc machinalement mon briquet en le tendant vers mon interlocutrice, qui d'ailleurs tente d'en savoir plus sur ma personne en demandant mon nom. Mon nom ? Est-ce t'il important de connaitre le nom d'une personne dont il est fort peu probable que l'on la re-croise un jour. Diable , mon esprit est déchirer entre l'envoyer chier et lui répondre. J'aime l'Humain mais je le hais, c'est horrible d'être en permanence confronté à ce genre de choix qui vous empêche d'avoir des relations avec la société et vous force à devenir un marginal. L'ignorance est la pire des sentence, je sais de quoi je parle car telle fut la mienne lorsque j'eus tourner le dos à la société et comme dis l'adage : "Ne fait pas à autrui ce que tu ne veux pas que l'on te fasse". Serais-ce une carapace de sa part pour ne pas subir les attaques du monde extérieur ? Sommes-nous alors, plus proche que je ne le pense ? Si je veux le savoir, il n'y a alors qu'une seul solution : le dialogue. Je vais donc répondre à sa demande tout en gardant mes réserves, ne jamais baisser sa garde, c'est la loi du talion en permanence ici. 

-" Tu peux m'appeler Faust, c'est ainsi que l'on me nomme." 

Et maintenant ? Que dire, que faire ? Son nom m'importe peux, il ne servirait qu'a poser des mots sur une personne sans pour autant la définir. En revanche pourquoi est-elle ici ? Ahh voici qui est fort plus intéressant ! Si elle l'était comme je l'avais décris un peu plus haut pourquoi viendrais t-elle dans cette endroit reculer, elle devrait avoir un tas de choses à faire ou de gens à rencontrer et pourtant c'est dans cet endroit isolé qu'elle est venu ce perdre. Mais pourquoi donc ? Chercher un inspiration, se consoler d'une dispute ou bien juste quitter quelques instants la société. Il est à savoir que je met un certain temps à réfléchir, j'espère qu'elle n'imagine pas que je suis autiste... J'essaye du mieux que je peux de ne pas construire des dialogues sans âmes du style "Comment ça va ?" ou "Vous habitez toujours chez vos parents ?", c'est avec ce genre de questions/réponses que l'on tue l'envie de découvrir l'autre, enfin ce n'est que mon avis. 

-"Permettez moi une question qui peu sembler indiscrète mais que faites-vous ici ?" 

C'est étrange mais j'ai l'impression de parler avec un vocabulaire qui ne me ressemble pas, encore un défaut de ma part, toujours essayer de s'adapter à la copie conforme de son interlocuteur. A perdre ainsi ma personnalité, je me demande si une jour je l'a retrouverais. J'ose espérer que je ne reste pas pour rien, voyons ce qu'elle à m'offrir.
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MessageSujet: Re: Verdure en ville [PV Roxane G. Rosa]   Mer 29 Jan 2014 - 19:23

Sa main brandissant sa cigarette était encore tendue. Roxane attendait sagement et patiemment que son interlocuteur daigne allumer sa cigarette si fade. Par ailleurs, la jeune femme remarqua du coin de l’œil que ce dernier sortit son briquet d'une manière machinale. Son air était même détaché.
Sûrement était-il entrain de penser à autre chose de bien plus passionnant que d'adresser la parole à une princesse aussi désagréable.
Qu'importe, le bout du tube blanc était enfin allumé. La jeune cendrée la porta alors jusqu'à ses lèvres pour enfin en aspirer la nicotine, la garder un moment dans ça bouche et sentir la fumée passer dans la trachée, brûlée délicatement cette dernière, et enfin l'évacuer dans un soupire.

D'une petite pression sur l'extrémité du mégot, elle activa la pastille bleu mentholé, quelque peu écœurante d'ailleurs... Quelle idée de faire des clope à parfum, franchement. Le regard rougeâtre et profond de la demoiselle semblait vide durant un instant, elle se demandait pourquoi elle fumait encore. Elle s'était dit pourtant d'arrêter avant son arrivée ici, et son cher père lui rappelait plusieurs fois et aujourd'hui encore.
Elle finit par secouer légèrement la tête, comme pour se gifler mentalement et revenir à la « réalité », à l'instant présent. Ses pupilles se contractèrent alors et elle se focalisa sur l'interlocuteur, qui était encore plus détaché qu'elle. L'atmosphère entre ces deux personnes était relativement... Froide, inexistante ? Il faudrait dire que nôtre petite Diva à la voix de velours n'aide pas la chose.

Son air désagréable et hautain peut se montrer relativement agaçant, exaspérant pour ses interlocuteur. Son visage si fermé, sa voix si dur, et son regard vitreux ne donne pas forcément envie d'engager quelconque conversation ni même de faire connaissance. Cela importe peu Roxane, elle ne s'en rendrait compte qu'à sa propre mort, bien qu'au fond, cette chose à la tête blonde est une personne douce, même si elle ne sait pas comment s'y prendre.

Roxane aspira de nouveau une bonne grosse bouffée de nicotine, puis elle la recracha dans un soupire long, et léger. L'odeur du tabac froid se mêla à la douce odeur fruitée de son parfum et du croissant encore chaud, semblait-il. Cette clope réchauffa le corps de la jeune femme, elle ôta alors sa veste pour la poser à côté d'elle, tout en jetant un regard interrogatif vers le jeune homme aux reflets roux. Sa main droit vint gratter le sommet de son crâne et replaça une mèche qu'elle jugea trop baladeuse et gênante. Sa peau laiteuse fut illuminée par un léger rayant de soleil qui parvint à se faufiler à travers le feuillage. Elle garda son attention sur son interlocuteur qui finit par dépoussiérer son « identité ». Ou plutôt, une sorte de pseudonyme, qui ne chatouilla pas sa curiosité . Elle acquiesça dans un hochement de tête.

« Bien, Faust. » Dit-elle alors soupira une bouffée de fumée mentholée. Elle reprit en tapotant son tube afin d'en faire tomber le surplus de cendre. « On m'appelle Roxane. Enchantée. »

Fidèle à elle, mine de rien, elle garda une certaine politesse, bien que maladroite et cassante. Ce qui lui paraissait étrange, c'était de parler dans un jargon qui semblait déranger ce fameux Faust. Inconsciemment, il passa tu vouvoiement au tutoiement, ainsi que l'inverse. Ce petit changement fit sourire Roxane, intérieurement, bien sûr. Son « emprise charismatique » faisait alors en un certain effet. Ou alors, ce jeune homme s'en fiche royalement, et ne sait comment parler afin de répondre aux exigence de la Princesse.

« Si ça te dérange de me vouvoyer, alors qu'on a visiblement le même âge, tu peux me parler comme tu le souhaites, ça ne me dérange pas. Tu fais comme tu veux, après tout. »

Même si elle souhaite être aimable dans une situation pareille, s'en est tout à fait le contraire, elle en serait presque ridicule, avec sa voix naturellement brisée et grave, bien que mélodieuse. Elle même finit par le tutoyer.

Faust enchaîna directement avec une question, demandant ce que pourrait faire une fille telle qu'elle dans un trou pommé comme celui-ci. Durant quelque seconde, Roxane réfléchit, en laissant sa cigarette se consumer toute seule. En réalité, elle-même ne le savait pas. Enfin, elle savait qu'elle avait besoin de prendre l'air, mais ne savait pas pourtant le pourquoi de cet endroit emplis de verdure luxuriante, et de fraîcheur. Roxane tourna alors son visage vers lui, en le fixant de son regard si profond, de son air détaché.

« C'n'est pas indiscret. En fait, je ne sais même pas pourquoi je suis venue ici. Juste une envie de prendre l'air, loin du monde qui grouille et éviter la populace qui étale sa vie pour rien. Éviter le contacte Humain. »

Bien évidemment, vous connaissez déjà la « douceur » de Roxane. Son ton était toujours aussi raide, bien que sa volonté de communiquer soit tout de même bonne, au fond. Ainsi, ce garçon au drôle pseudonyme piqua sa curiosité, et lui retourna la question, dans un très léger petit sourire, enfumé.


{J'suis encore navrée du temps que j'ai mis pour te répondre. J'ai tout un trimestre à rattraper. >_<'
Pardonne-moi °°}

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MessageSujet: Re: Verdure en ville [PV Roxane G. Rosa]   Jeu 20 Fév 2014 - 19:17

Je n'ai pas tous suivi car tout ceci n'est q'une mascarade, une discution factice , exercice de relation social, en bref rien de constructif quoi. R-anh ais-je cru discerner, surement son nom. Il n'y a que la fin de sa phrase qui retiens mon attention : "Éviter le contacte Humain."  Élégante façon de me dire casses toi. Bien que la joute verbale est une de mes spécialités, je n'est pas réellement envie de pratiquer aujourd'hui. La garce ne perd néanmoins rien pour attendre puisque pour le moment je ne suis pas lasse de jouer mon rôle, je vous préviens Madame, à la fin de l'envoi, je touche ! Avant de triompher mentalement, je ferais mieux de chercher quelque chose à répliquer, toujours dans la même débilité. Nerveusement, je ne peux m'empêcher de dégainer une nouvelle fois une clope, pour gagner du temps ou simplement parce que je suis un accro'.  Dans la première bouffé, je lâche ce qui me viens à l'esprit. 

-"J'imagine alors que pour vous, je ne fais pas parti de l'espèce Humaine ? Ou alors peut-être est-ce votre éducation bourgeoise et feutré qui vous empêche de déclarer facto : dégage ! à un inconnu ? " 

Dans ses moments là, je me demande pourquoi je prend systématiquement tous ce que l'on me dit pour être méchant, chasser le naturel... Enfin l'essentiel étant de débusquer l'ours de sa tanière. La "haute" ça tient jusqu'au bout, la moyenne c'est un peu plus craquant à mon goût. 
En même temps, j'ai des remords, n'ais-je pas réagis trop vite ? Une impulsion pour protéger ma fierté nullement blessé, mais ayant senti une tentative de brèche. Trop tard pour des excuses directes, embrayons pour noyer le poisson. Tentative désespérée de sourire pour faire croire à une pique amicale. J'aurais du m'entrainer devant ma glace pour le sourire, cela doit être aussi convaincant que le Président promettant l'inversion de la courbe du chômage en 4 mois, du lourd ! Recentrons le débat sur : Qu'est-ce que je fous là ?".  J'en savais foutre rien, j'ai marché et me voilà.  Pfff seigneur.... j'ai rien à dire moi, beaucoup à écouter, mais rien à raconter, ma vie est plate et chiante remplit de phrases et de musiques mais n'est pas compréhensible au yeux des gens. Bof quitte a passer pour un con, ce qui est soit-dit en passant déjà.

-"Je ne sais pas ce que je fais ici. Mais j'y suis." 

Soufflant toute la fumée stockée dans mes poumons, je me perd dans mes pensées une nouvelle fois, une phrase viens absorber mes pensées.

-"Les choses capitales qui ont été dites à l’humanité ont toujours été des choses simples. " 

Je ne me suis pas vraiment rendu compte que j'avais dit ça tout haut, lorsque j'ai réalisé, le malaise s'installa dans mon être. Embrayons disais le diplomate roi de gaffe ! 

-"Beau temps n'est-il pas ? "
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Roxane G. Rosa
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MessageSujet: Re: Verdure en ville [PV Roxane G. Rosa]   Mer 5 Mar 2014 - 16:52

Encore un nuage de fumée, quelque peu mentholé. La Princesse blonde cendrée soupira à nouveau afin d'évacuer la fumée stockée dans ses poumons. Son regard rougeâtre tomba sur son tube à demi consumé. Un léger sourire se dessina sur son visage pourtant neutre, laissant même apercevoir ses dents blanches. Roxane finit par relever la tête, et ce, totalement vers le ciel couvert par la faune. Elle expira le reste de la fumée qui était encore coincée dans sa gorge, par le nez. Ses pupilles se contractèrent à cause du soleil, trop frappant à son goût. Enfin, elle n'ira pas se plaindre, le soleil est sensé être un remède pour le moral. Qu'importe, allez donc changer l'humeur d'une blasée  je-m’en-foutiste. Là n'est pas la question.
Ses pensées se bousculent dans sa p'tite tête blonde. Elle se détachait doucement de la conversation. Elle n'écoutait même presque plus les propos de ce Faust, qui lui, alluma une autre cigarette.
Par ailleurs, vue que cette Blonde était plongée dans ses diverses pensées incertaines, elle n'entendit que d'une oreille la réflexion du rouquin. Fierté blessée ? Elle ne pense certainement pas. Ce genre de mec, tel qu'elle imagine, n'est certainement pas le genre de type qui se contrarierait pour des conneries comme telles.
Bien que Roxane n'écoutait que d'une oreille Faust le Roux, un simple propos piqua un nerf chatouilleux de la Belle. « Education bourgeoise et feutrée. » La jeune femme baissa son menton et pencha sa tête vers son interlocuteur. Son regard, comme d'habitude, je ne vous fait pas de dessin. Ses lèvres s'ouvrèrent comme pour jurer, mais, ce roux n'en valait pas la peine d'être vanner.


« Mon éducation n'a rien d'aussi « Bourgeois » comme tu l'imagines. »


Sa cigarette n'étant pas finie d'être consumée, Roxane l'écrasa tout de même avant de la jeter dans la nature, chose qu'elle ne fait jamais. Puis, elle reprit, détachant son regard de ce dernier, avant de ramener ses genoux vers sa poitrine qui glisser ses bras autour, en croisant ses derniers.


« Ce n'est absolument pas ça qui m'empêcherais de te dire d'aller te faire foutre, ou bien « dégage », au contraire. »


La jeune femme déposa son regard sur ses fines et longues mains usées. Elle regarda ses ongles, comme pour faire quelque chose, du moins, avoir l'air de faire quelque chose. Roxane est loin d'être superficielle, elle le sait, mais elle semble marcher dans le jeu du jeune interlocuteur. Certainement pour le faire marcher à son tour, ou simplement pour échauffer ce dernier.
A nouveau, la voix grave du jeune homme passa d'une oreille, et ressorti de l'autre. Elle fit mine de l'écouter en hochant la tête, de temps à autre, sauf dans les moments où elle l'écoutait vraiment. Notamment à une phrase du peuple, à laquelle il avait l'air d'être mal à l'aise. Aurait-il pensé à haute voix ?

Un silence s'installa de plus belle entre les deux jeunes gens. L'aimabilité ne semble pas chose acquise pour ces deux personnes. Ou alors, discourt totalement futile, ou pique envoyé l'un à l'autre. Ou encore même parole idiote voilée par l’hypocrisie et histoire de parler pour parler. Le gueux, rentrons donc dans le jeux, bougeait ses lèvres comme pour dire quelque chose. Sur le temps, du moins c'est ce que Roxane avait  cru comprendre. Elle acquiesça tout en plongeant sa main dans son sac, là où se trouvait le croissant qu'elle sortit. Elle décroisa alors ses bras et reposa ses pieds au sol. Doucement, elle arracha un côté du croissant, laissant le bruit croustillant remplir le vide de la discussion.
De son air aimable, loin de là, elle regarda le rouquin en tendant le coin du croissant (qui semble être la moitié de ce dernier), comme pour lui proposer. Son bras resta alors tendu, jusqu'à ce qu'il lui réponde, alors que dans son autre main elle mordit délicatement dans l'autre moitié du croissant.
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MessageSujet: Re: Verdure en ville [PV Roxane G. Rosa]   Sam 15 Mar 2014 - 20:18

Le silence. Le silence, son regard et sa main me tendant un bout de croissant, c'est tout.  A vrai dire je n'en comprends pas pourquoi, ni comment cette situation est arrivé à ce point "d'étrangeté". Le coupable me semble tout désigné, cela ne peux être que moi, l'approche avec autrui n'est pas ma spécialité, quatre longues années d'errances m'avait transformé en solitaire aguerri. Ce n'est pas faute que d'avoir essayé, mais à force de ne plus être dans le monde réel ou, au contraire de trop y être, on finit par devenir un asocial. J'ai tenté un peu tous ce que j'avais, du compliment à l'insulte, le résultat semble le même : L'indifférence. C'est sans doute mon comportement débile qui intrigue les gens, mais à force de ne pas comprendre, ils finissent par ce moquer pensant avoir à faire un de ces émo bardés de noir sur leurs habits qui joue les solitaires de bas étages avec le portables qui vibrent à chaque messages de leurs amis. Ce n'est pas moi çà ! Je n'est pas de portable, pas plus que d'amis et à vrai dire plus les années passent et plus je me demande si j'en veux.  J'aurais tendance à dire que je suis un genre philosophe auto-didacte qui construit sa pensée uniquement par son vécu et non par une quelconque théorie écrite dans des bouquins vieux de plusieurs milliers d'années, un mix entre un égocentrique et St-Thomas, épouvantable personnage que je représente.

Plus l'attente continue, plus la situation devient un problème, à chaque problème sa solution, il faut donc que je me dépêche d'en trouver une. Dans ma tête plein de souvenirs se bousculent, de rejet la plupart du temps.

Plutôt que de rejeter la faute sur tous le monde, j'estime que si je suis le seul à prendre la voie que j'emprunte c'est que c'est moi qui suit en tort. Il ne me reste donc qu'une seule solution à jouer puisqu'il n'y aura donc aucune forme de contact, ni amical ni engueulade, la fuite reste donc la meilleur solution. J'essaye mais que voulez vous... J'ai l'impression d'être un vieillard dans un corps de jeune, à force d'avoir passer son temps à brûler les étapes on paye le prix de ses erreurs un jour où l'autre, même si j'estime que j'ai déjà bien épongé la dette.

-"Je....."

Ne t'enfonce pas plus inconscient ! Tu ne changeras pas, du moins peut-être pour toi même mais jamais pour les autres. Souviens toi, le secret si on veux survivre: Ne jamais faire la guerre, spécialement contre soi-même. Triste réalité que la tienne mais pourquoi vouloir y échapper ? Plus la route est longue plus la gloire est grande. Je ne crois pas chercher la gloire, mais plutôt ce que tous le monde semblent avoir acquis et est si banal à leur yeux.  
Je sens ma main trembler car c'est un nouvel echec qui vient se réaliser devant mes yeux, le manque de nicotine se fais sentir dans ces cas là, c'est avec beaucoup d'empressement que je dégaine rapidement un cigarette, arrachant le filtre pour placer l'autre extrémité entre mes lèvres. Je tire de tous mon souffle un grande latte qui viens brûler l'intérieur de la gorge et me réconforter, comme si la douleur me réconfortais.  La suite je la connais bien, oh oui. D'abord j'ai de la pitié, puis de la peine et enfin de la haine. Cette avec cette dernière que je que mon regard s'empli et que mon visage se déforme.
J'exècre tous ses fils de pute qui vivent une putain de vie normal ! Regarde les, ils passent leurs temps à ce plaindre mais ne voient jamais ce qu'il ont déjà ! Après la haine des autres, c'est celle à mon égard qui me touche le plus, car si j'ai perdu cela, c'est que je le mérite.  
Après la haine vient l'espoir, cet espoir que moi, seul contre tous, je prouve que j'ai réussi. Cette pensée me fais frissonner de joie. Ce n'est pas la gloire, ni l'argent, ni quelques choses de définissable que je cherche. Un large sourire viens se poser sur mon visage, qui en deviens radieux, mes yeux aveuglés par les rayons de soleil qui transpercent les feuiles des arbres m'envoient l'image de jours meilleurs.
Aujourd'hui fut une erreur, mais les erreurs m'ont permis d'apprendre et ce que j'ai appris, c'est qu'il m'est impossible de revenir du bon coté du miroir quelques en soit mes efforts. Mes yeux se reposent sur Roxanne, au final ce n'est pas elle que j'en veux, mais plutôt à moi.

-" P'tite conne ! "

Lâchais-je avec un grand sourire. C'est maintenant le moment de la fuite.

"Le coup le plus rusé que le Diable ait réussi, c'est de convaincre tout le monde qu'il n'existe pas. Et d'un coup, il s'envole"
Un jour je n'existerais plus, pour le moment je m'envole.
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MessageSujet: Re: Verdure en ville [PV Roxane G. Rosa]   Lun 31 Mar 2014 - 19:21

Calmement, elle continuait de croquer dans la moitié de sa viennoiserie, tout en gardant son regard rougeâtre sur son interlocuteur relativement étrange. Elle savait, ou au plutôt elle se doutait qu'il n'allait pas réagir positivement à cette proposition qui semblait déplacée par rapport à la situation actuelle où se trouvent les deux jeunes gens. Tandis que Roxane avait finit de manger sa petite moitié de croissant, Faus lui, n'avait toujours pas pris le bout que la blonde brandissait. D'ailleurs, remarquez que ce n'est pas pour autant que la demoiselle daigna baisser son long bras.
De sa fine main libre, elle logea l'un de ses écouteurs dans son oreille, en lâchant un très léger soupire. En hésitant même à se prendre une nouvelle clope, mais ne le fit pas. Il faut dire que ce silence fut pesant, et une bonne cigarette est l'objet indispensable pour calmer ses nerfs. Après avoir placé son écouteur dans le creux de son oreille, la fine main blanche de Roxane vint gratter sa nuque, qui marqua facilement. On pouvait presque voir une petite plaque rouge qui s'était formée.
L'une de ses chansons préférées se faisait entendre dans le petit objet en plastique noir. Celle-ci servait de bruit de fond, histoire de combler ce vaste silence troublant.

D'où se trouvait le roux, on pouvait entendre la batterie ainsi que la basse que dégageait l'écouteur. Pendant ce temps, la jeune adulte se gratta ensuite son épaule laiteuse, en fixant le jeune homme. Il s'alluma machinalement une nouvelle cigarette, encore, comme esclave de la nicotine dans n'importe quelle situation. Les sourcils fins de la « douce » se arquèrent comme par compassion. Ou de la pitié, elle ne savait pas trop. Il faut dire que, malgré tout ainsi que de l'apparence de cette jeune blonde cendrée, elle aimerait savoir ce qui se trame dans la tête de ce garçon disons... Perturbé. Roxane finit par baisser les yeux, un instant, afin de ne pas voir l'homme bouillir. Une nouvelle fois, par mécanisme habituel, sa main libre passa dans sa chevelure soyeuse pour les replacer, mais cette fois-ci de manière un peu plus nerveuse.
Au final, la tête cendrée se leva pour faire face à ce Faust. Le regard de la Diva semblait se durcir tandis que les traits de son visage, eux, semblaient plus doux ? Cette expression possède ce qu'il y a de plus étrange. Toujours dans sa rugueuse se trouvait le croissant qui graissé la paume de la jeune femme. Elle décida de faire un pas de plus vers lui, laissant son parfum fruité se mêler à celui de la cigarette fraîchement consumé. Sa tête se pencha quelque peu sur le côté, alors que son regarda resta planté dans celui de l'interlocuteur plongé dans un combat mental.

Roxane le regardait toujours, osant détacher son regard du sien afin d'observer ses mains nerveuses, ses doigts, ses jambes, puis elle remonta vers ses bras, sa nuque et enfin son visage pour revenir planter son regard si profond dans le sien. Elle attendait à ce qu'il revienne sur Terre, en un seul morceau. Le rouquin semblait revenir aux sources, c'est pourquoi, Roxane s'apprêta à lui proposer à nouveau la moitié du croissant qui ramollissait dans sa main. Mais, il la coupe dans son élan et l’injure, droit dans les yeux.
Stupéfaite sur le coup, la musicienne le regarda longuement, son visage inébranlable, à le « contempler ». Son visage semblait se décomposer, non pas de colère mais se retenant plutôt de rire ! Un sourire prit place sur son visage si dure qu'il l'illumina. Son rire se déploya, relativement féminin, beaucoup plus coloré que ce qu'elle puisse faire paraître. Son regard était pétillant, rougeoyant. Roxane tenta de se calmer tout en reprenant son souffle, ses joues parsemées de légères taches de rousseurs sont maintenant rosées.


«  P'tit conne ? » Son sourire resta accroché à ses lèvres. « Je m'attendais à bien pire. »


Calmement, elle reprit son sérieux, sans néanmoins lâcher son sourire qui la rendait plutôt agréable. Sa voix semblait s'être éclaircit, ou alors, est-ce juste une impression. Roxane reprit en retirant son écouteur de son oreille.


« Je pense que tu le sais autant que moi : on ne sait jamais de quoi peut-être formée une personne. Ne mise pas que sur le paraître, 'te laisse pas avoir par le système. 'Te limites pas à la mentalité de la plupart des gens d'aujourd'hui, tu as l'air bien moins con qu'eux. »

Finalement, la cigarette l'appela une fois de trop, elle glissa sa main libre dans son sac après de sortir un tube de son sac, en cherchant encore son foutue briquet. Blonde un jour. Il faut dire qu'avec cette discutions des plus étrange, la Belle oublia à nouveau qu'elle n'avait pas son briquet aujourd'hui. Elle murmura quelques jurons discret puis soupira longuement, et en cherchant dans les poches de sa veste elle reprit, en regardant de nouveau sa nouvelle connaissance.


« Tu as l'air, malgré ce qu'il vient de se passer, d'être un mec bien. Alors maintenant prends-moi cette foutue de moitié de croissant, il m'engraisse la main, et toi tu dois engraisser ta chaire. J'sais pas comment tu vas tenir si un jour tu me recroises, Faust. » La jeune femme sourit de plus belle, en s'approchant à nouveau vers lui, déposant le croissant dans l'une des mains de Faust.


Après avoir cherché dans son sac, dans ses poches et le temps qu'elle se souvienne qu'elle n'avait pas son briquet, la jeune femme avait commencé à reprendre toutes ses affaires, remis son écharpe et redéposé son sac sur son épaule afin de reprendre la route vers la ville. Mais pour rejoindre le chemin du monde mondain, elle dû passer aux côté du rouquin. Un nouveau sourire fendit le visage neutre de la jeune cendré. Juste avant de partir, elle cala sa fine cigarette entre ses lèvres naturellement rosées afin que l'embout de celle-ci puisse s'embraser au contact de celle du Rouquin. Un crépitement se fit entendre alors que la jeune femme aspira une longue bouffée de la nicotine avant de la relâcher, lentement, en soupirant calmement. Roxane avait gardé son regard dans celui de Faust, puis, elle reprit sa marche, relativement féminine vers la ville.
Bien sûr, elle finissait sa cigarette à la limite du petit bois. Il est vrai que de voir une femme fumer en ville, ce n'est pas élégant, une femme fumant tout court, ce n'est pas attirant. Mais, fumer, avoir un briquet peux créer des liens, mais pas que. L'environnement qui nous entour aussi.
Depuis son départ, la musicienne songea encore un peu à ce jeune homme dérangé. Roxane se pencha un peu sur ce qui aurait pu faire réagir ainsi ce garçon. Au final, elle jeta sa cigarette au sol puis l'écrasa, satisfaite.


« Faust ? J'me demande quel est son vrai nom, tiens. ~ »
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