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 Wanna play ? [Iska]

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Apocrypha Apocalypso
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MessageSujet: Wanna play ? [Iska]   Jeu 4 Oct 2012 - 16:19

    Et voilà.
    Un jour de plus sous la pluie, un jour de plus à me délecter des plaisirs du sang, un jour de plus à ajouter au gros classeur de mes méfaits. Un jour en plus à avoir peur aussi, un peu, d'être traqué, espionné ou aperçu par un passant quelconque. Juste là, dans les buissons les mieux cachés du parc, mon oeuvre. L'homme, de taille moyenne, ou plutôt ce qu'il en reste, a encore la force de bouger les doigts. Je le regarde en sortant une cigarette de son paquet. Un dernier coup de pied dans le semblant de tête, et le semi-zombie meurt dans la seconde. Saloperie d'humain, ça crie, ça se débat, ça griffe... et après, je dois écarter toute preuve de mon passage. Quels ingrats. On leur propose de leur offrir la rédemption gratuite et -presque- sans douleur et encore, il faut qu'ils tentent de garder sur eux nos traces ? Non mais, quelle méconnaissance sérieux ! Sur celui-là j'ai pris le soin de couper les doigts, d'enlever les yeux et d'arracher les dents. On s'amusera à les semer au gré du vent, histoire de brouiller les pistes.
    Je tire sur ma cigarette, contemplant le tableau, expire la fumée en l'air. Je ne vais pas laisser mon mégot ici, ADN oblige, je m'éloigne alors en prenant soin d'essuyer le sang avec l'intérieur de mon manteau. Personne ? Personne. Je sors des fourrés, comme si de rien n'était, et m'assois sur un banc détrempé. De toute manière, rien sous ce torrent de gouttes ne saurait rester au sec. Ni moi, ni la flore, ni rien d'autre. Le petit point rouge au bout de mes lèvres flambe un moment, puis se meurt lentement, trop sensible à l'eau qu'il est. Inutilisable, cette clope finira sa vie dans une poubelle. Mais une poubelle bien plus loin, qu'on ne remonte pas jusqu'à moi. Je range dans ma poche le petit bout de papier mouillé et lève les yeux au ciel. Un éclair le déchire, juste à ce moment... je frissonne. Non, je n'aime pas du tout les orages. Décidément, ça ne s'arrêtera donc jamais...

    Quinze longues minutes ont dû passer, mais je n'ai pas la force de sortir mon smartphone pour vérifier. Tout ce que je sais, c'est que la nuit est déjà très avancée et que je vais finir au S&M's à me prendre une bonne murge, qu'Iska va débarquer furieux de ne pas me trouver à l'appart' et va me traîner derrière lui jusqu'à ce que je dessaoule et que je puisse marcher de moi-même. Un petit sourire vient se coller à ma bouche à cette pensée. En réétudiant le sujet, c'est souvent ce qui s'est passé. J'entends déjà ses sermons, comme quoi je devrais pas faire ça, que c'est pas bien de boire, et moi derrière en train de lui répliquer que de toute manière, je suis bourré et que je ne comprends rien à son charabia rébarbatif. Tellement glamour, comme situation.
    Iska, c'est mon colocataire. Il est à peine plus jeune que moi et très efféminé. Il est bizarre, mais je l'aime bien ! On s'est rencontré quand il n'était encore qu'un étudiant timide -un peu givré, faut l'avouer- et (presque) innocent. Je n'étais pas son professeur pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas pris l'option théâtre, mais ça ne nous avait pas empêché de faire plus ample connaissance... dans d'autres circonstances. Nous nous étions, à plusieurs reprises, croisés dans les plus petites ruelles sombres de la ville, à l'occassion de Chasing Times entre les plus gros tarés de la région. Des trucs illégaux, en somme... je ne sais plus vraiment comment on en est arrivé à vivre ensemble. À vrai dire, chercher dans cette partie de ma mémoire reviendrait à se retrouver en plein coeur de la WEIRD PART OF YOUT*BE, cette partie sombre et obscure dans laquelle on se retrouve piégé en checkant vidéo après vidéo. Là, c'est à peu près pareil. Allez chercher un brin de foin dans une botte d'aiguilles, vous. Allez-y !

    Bref.
    Je suis encore là, assis seul, comme un con, dans le froid presque hivernal de cette nuit d'automne, sous cette pluie torrentielle. Des mèches de mes cheveux détrempés se collent à la peau de mon visage, et partout tout autour de moi. Ce que je donnerais pour que quelqu'un vienne me chercher... j'ai froid...
    Je souris, mélancolique ou plutôt triste de toute cette vie, alors que des bruits de pas s'approchent à cadence rapide.

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MessageSujet: Re: Wanna play ? [Iska]   Ven 5 Oct 2012 - 7:18

Aujourd'hui, tout est morose et gris. Je dirais même qu'il s'agit d'une journée de merde. La pluie pleure de ses larmes glacées, et ses plaintes retentissent avec un bruit sourd dans l'espace immense et désolé. Le ciel a un regard mélancolique, même le bonheur le plus intense ne pourrait jamais effacer cette teinte de tristesse, mais cette tristesse est le privilège de ceux qui pourront enfin se dissimuler dans leurs lôges pour se démaquiller et effacer ce masque de fausse-joie irréelle. Les femmes courent plus vite que d'habitude, les parapluies s'ouvrent et les blousons se referment ; tandis que moi, je commence réellement à m'inquiéter pour l'avenir de ma chevelure qui ne tardera certainement pas à s'imbiber d'eau en un rien de temps. Pour une fois que je les garde détachés, plus par flemme que par soucis d'esthétisme, ce serait dommage de parader avec une serpillière en guise de cheveux, malgré le fait que ces veinards bénéficient de soins les plus complets...d'ailleurs, ça commence à ronger ma paie mensuelle, j'ai intérêt à calmer le jeu à ce sujet si je tiens à pouvoir payer le loyer et accessoirement éviter de me faire botter le cul. Moi, peur ? Ah non, vous n'y êtes pas, mais vraiment pas du tout. C'est juste que j'y tiens moi, à mon cul. Bref. Une sucette rayée coincée entre mes lèvres, le son grondant dans l'enceinte de esgourdes m'indique que je ferais mieux de me dépêcher, l'orage ne présage rien de bon surtout pour ceux qui ont tout bonnement et avec toute l'innocence du monde oublié d'éteindre certains appareils électronique avant de sortir, comprenant ordinateurs, consoles et forcément télévisions...Ce qui n'est, évidemment, pas mon cas !...quoique.

N'empêche...s'ils grillent par ma faute, j'en connais un qui risque sérieusement de me taper sur les doigts...mais ce n'est pas comme si je l'avais fait exprès, tout de même...! Disons que, avec la précipitation, j'ai pris à la va-vite mon parapluie, j'ai enfilé mon blouson et j'ai claqué la porte derrière moi sans même me préoccuper d'eux. La nuit est déjà là. Je la regarde s'étendre sur les objets et les couvrir de sa teinte bleutée et apaisante, comme un drap de satin que l'on déposerait sur un enfant assailli par le froid mordant. Me tenant droit comme un pic planté au beau milieu de l'asphalte, je sonde scrupuleusement les passants qui s'empressent d'aller rejoindre leur « chez-soi » ou un espace quelconque afin de s'épargner la douche froide. Intrigué et tournant la tête vers le groupe d'adolescents qui se tenaient assis sur un banc il y a quelques minutes juste avant que le ciel n'éclate en sanglots, je les regarde courir de mes yeux neutres, vides de toute compassion et d'énergie, du fait que je ne me sois même pas permis de me reposer la nuit dernière, trop occupé à ressasser de vieilles histoires dans mon journal. Quelles histoires ?...Rien qui soient indignes d'intérêt, mais rien dont je désire parler, surtout. Je suis mon propre confident après tout !...Hein, qu'est-ce que je fiche ici, vous dîtes ? Et bien, figurez-vous que je cherche l'autre nouille qui me sert à la fois d'ami et de colocataire. Je ne sais pas où il est parti, je ne sais pas ce qu'il fait, avec qui, quoi, où, comment, je ne sais pas si je viens de ruiner ma réputation en me comportant comme une petite-amie en crise de jalousie, et encore moins s'il a pensé à prendre un parapluie avec lui -ce qui m'étonnerait fortement étant donné le spécimen-; tout ce que je sais, c'est que j'ai attendu comme un con derrière la porte de l'appartement dans l'idée de lui flanquer une bonne frayeur grâce à un « Bouh » enfantin, mais au bout de vingt minutes à poireauter, j'ai vite compris que le seul être qui allait bénéficier d'un arrêt cardiaque prémédité serait son chien qui n'a même pas levé une oreille ni même tourné la tête, totalement désabusé par mes compétences neuronales...

Ils sont de mèche, ces deux-là, je vous l'assure...y a anguille sous roche. Donc me voici.
Au départ, je me suis tout simplement dit qu'il était en train de faire mumuse dans les ruelles, alors j'y ai fait un détour, mais mis à part quelques cadavres sur lesquels j'ai, par maladresse, marché dessus à plusieurs reprises -rappelez-moi de laver mes bottes en rentrant- et quelques apprentis tueurs testant le coupant de leur lame sur des malheureux qui auraient dû rester dans leur lit ce matin, et bien je n'ai rien trouvé d'autre. Dans ces moments, je ne m'attarde pas bien longtemps : Les meurtres d'autrui, c'est aussi excitant que de regarder une presse hydraulique écraser un frigo, par exemple. Et encore, au niveau de l'intérêt, le coup de la presse hydraulique est plus intéressant. Mais reprenons le cours de l'histoire, si vous me le permettez...J'erre sans réel but au plein centre du parc, inspectant flore et arbustes dans l'espoir d'y repérer une touffe bleuâtre à travers ce rideau de larmes, mais rien ne se glisse au cœur de mon champ de vision. Il fait froid. L'air glacé entre dans mon cou, me rougit les mains et crispe mon corps. Un moment, j'observe le ciel : Les gouttes de pluie me brûlent les yeux et glacent mon épiderme, mais j'en demeure tout à fait de glace. J'ai froid, tout simplement. Luttant contre la flemmardise qui me tiraille depuis ma toute jeune enfance, j'ouvre mon parapluie et lève un peu l'avant-bras pour me protéger de l'averse, un large sourire aux lèvres. A quoi ça me servirait maintenant, vu que je suis trempé comme un rat ?...Mais qu'importe. Ça fait moins con. Inlassablement, je balaie deux trois fois le terrain du regard, toujours à la recherche d'Apoc', puis constatant que m'attarder ici ne ferait que me faire perdre un temps précieux, tourne les talons et me dirige d'un pas lent vers la sortie, acariâtre.

C'est alors que je le vis !

Assis sur un banc, les cheveux dégoulinant d'eau de pluie et la mine attristée, il est là, figé à observer un point mort sur le sol, l'air absorbé. Amitié croisée, perdue puis retrouvée, enfin il est là, je tourne légèrement la tête, j'admire son profil en gloussant et j'oublie le froid. Néanmoins, on dirait que mon cher colocataire a préféré rester sur un banc plutôt que de rentrer pour s'abriter, ce qui me laisse un tantinet perplexe : Certes, son comportement a toujours été étrange, bien qu'il soit plus ou moins -surtout plus grâce à quelques manips- gentil, certaines de ses réactions m'échappent totalement. Comme picoler en faisant concurrence à un puit sans fond pour ensuite m'obliger à le traîner jusqu'à l'immeuble, car trop beurré pour marcher par lui-même...mais en grattant bien, c'est un gars sympa. Ça m'arracherait la gorge de le dire, alors je ne le dirai pas de façon très succincte, alors disons que je ne le déteste pas. Bon d'accord, je l'avoue, je l'aime bien, mais que cela reste un secret entre nous~. Sans plus tarder, je me hâte de m'approcher de lui et me place dans son dos, ôtant ma veste pour ensuite la poser négligemment sur sa tête afin de le protéger un minimum de l'averse et au passage indiquer ma présence. Une fois cette chose de faite, je reviens me placer face à lui, les mains sur les hanches, décidé à lui passer le savon du siècle :

« T'attends de choper la crève ou quoi ?...Rassure moi, si j'étais pas venu te chercher, tu serais quand même pas resté là à attendre comme une âme en peine, si...?»

Bizarrement, je sens qu'il vaudrait mieux pour mes nerfs qu'il ne me réponde pas. Je l'imagine bien tiens, à pioncer sur le banc alors qu'il pleut à torrent ! C'est tout à fait le genre...Ajustant le blouson pour qu'il soit autour de ses épaules plutôt que sur sa pauvre tête, je décale quelque peu le parapluie pour l'abriter, me moquant éperdument de recevoir quelques gouttelettes sur le bout du nez. Esquissant d'un petit sourire compatissant, je me reprends puis rajoute d'un air un peu plus calme : « Un jour, j'te jure, je t'achèterai une nounou...Tu viens avec moi alors ? Ou c'est moi qui reste.~»

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MessageSujet: Re: Wanna play ? [Iska]   Ven 5 Oct 2012 - 9:53

    Mes yeux se tournent sur la gauche. Qui c'est ? C'est lui, c'est Iska, mon colocataire. À mieux regarder, il a l'air en colère. Non, plutôt... furieux, oui c'est ça, furieux. Je me demande s'il avait préparé le dîner. S'il avait refait mon lit. Ou si, tout simplement, il attendait mon retour pour que je fasse tout ça -ce qui aurait été complètement légitime puisqu'après tout nous vivons dans mon propre appartement, hein. Dans tous les cas de figure, cette boule de nerfs s'approche de moi d'un pas décidé mais, bizarrement, au lieu de se poster devant moi et taper du pied -comme d'habitude quoi- il contourne le banc et... pose son blouson sur ma tête. Curieuse réaction, pour quelqu'un censé être furieux envers moi ! Tremblant, j'attrape les bords du blouson et les resserre sur mes épaules. Il m'irait trop petit si j'essayais de l'enfiler, mais au moins il protège mon crâne de ces gouttes agressives. Un sourire à la fois soulagé et heureux, mais aussi très léger et presque imperceptible, éclaire mon visage jusqu'à présent fermé. J'entends, entre le grondement de l'orage et la pluie martelant le sol, les pas d'Iska qui se rapprochent. Il contourne une nouvelle fois le banc pour se placer devant moi. Je lève la tête vers lui et remarque qu'il est tout aussi trempé que moi. Combien de temps a-t-il dû passer dehors sous ces trombes d'eau à me chercher ? Peut-être une bonne demi heure. Si ce n'est plus ! Si ça, c'est pas du dévouement... En me fixant droit dans les yeux et prenant la pose du mec pas content du tout, les mains sur les hanches et le parapluie sur le côté, il commence à me sermonner. Si je serais resté ici ? J'aurais pu oublier et m'endormir, oui... mais j'imagine que si je lui réponds ça, il va péter un plomb. Je me contente, dans un spasme dû au froid, de hausser les épaules. Ne rien dire, ne rien dire... sous peine de se faire arracher les yeux ou la tête ou... quoi que ce soit d'autre ! Je lui souris finalement, espérant apaiser un peu la tension électrique qui règne.
    Il se baisse au dessus de moi, descend son blouson sur mes épaules pour qu'il couvre ma poitrine -parce que c'est quand même par le cou et les épaules qu'on attrape la crève même si c'est pas du tout logique- puis tend le parapluie qu'il tenait dans la main juste au dessus de ma tête. Visiblement, il a l'air de se ficher éperdument de finir totalement mouillé. Moi, pas. Je pense qu'il y a assez ici d'une seule éponge ! Je prends sa main libre et l'attire légèrement vers moi, histoire au moins qu'il soit à l'abri.

    « Tu vas quand même pas attraper la mort pour moi, non ? »

    Je me retiens alors d'éternuer en pressant fort mon nez dans l'une de mes mains. Je pousse un soupir de désespoir, je suis décidément irrécupérable. C'est vrai que j'aurais dû rentrer, ça aurait évité à Iska de sortir en catastrophe me chercher et faire le tour de la ville à pieds sous ce torrent de larmes. Le ciel ne cesse de pleurer aussi, pourquoi est-il si triste ? Il s'est sûrement aperçu que la race humaine était l'une des pires de toutes celles qui existent. Dans ce cas-là, je le comprends parfaitement... nous sommes vraiment des pollueurs. Autant d'idées que de planète. Enfin bref, passons.

    « Une nounou ? Pour quoi faire ? Je pourrais te payer pour l'être, mais tu le fais déjà instinctivement ! Alors à quoi bon te ruiner... encore plus que tu ne l'es déjà ? »

    Il valait mieux pour moi que je le dise à vois basse... très basse même. Même si j'imagine qu'il a compris en m'entendant marmonner dans ma barbe -que je n'ai pas- ça passera mieux que si je l'avais exprimé pleinement. Bon, alors ? J'y vais où je le force à m'accompagner dans ma profonde déprime ? Quelle question tiraillante... et sans trop réfléchir, ma main attrape la sienne et je l'attire vers moi jusqu'à ce que son royal postérieur atteigne ma longue veste, protégeant partiellement le banc imbibé d'eau. Je prends le parapluie de ses doigts et le tiens au dessus de nos corps tout en arrangeant le blouson sur nos quatre épaules, l'étalant au maximum sur nous. Je lui souris enfin, puis lui adresse la parole, de moi-même cette fois-ci.

    « Rien ne t'obligeait à sortir me chercher. Pourquoi l'as-tu fait ? »

    Un nouvel éclair déchire la nuit sombre, nous laissant apercevoir la déferlante qui tombe tout autour de nous. Le tonnerre gronde. Je frissonne, j'ai froid, peur et chaud en même temps. Non, je n'aime pas l'orage, je n'aime décidément pas l'orage... heureusement qu'il est venu me cueillir jusqu'ici. Avant qu'il ne me réponde, j'ouvre ma veste pour lui montrer l'étendue des dégâts de la nuit... le sang s'est étendu sur une grande partie du tissu à cause de l'eau, mais on comprend toujours très bien à quoi correspond cette immense tâche rougeâtre.

    « Et je te déconseille aussi de regarder dans le petit sachet que voici... »

    Si ça ce n'est pas une invitation... je ne m'y entends plus. C'est justement le sachet dans lequel j'ai récupéré les morceaux d'humain coupés. Même si j'aimerais bien voir sa réaction puisqu'il connaît mes vices et je connais les siens, une petite voix enfouie tout au fond me souffle d'entretenir avec Iska cette image construite de toutes parts que la plupart des gens normaux voient de moi... mais je sais pertinemment que l'autre me collera toujours à la peau, elle et ma sale besogne. J'ai l'impression qu'il ne s'en préoccupe pas cependant, que tant que je ne lui fais rien il fera comme s'il ne savait pas.
    C'est plutôt bien, d'un côté.

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MessageSujet: Re: Wanna play ? [Iska]   Ven 5 Oct 2012 - 22:20

Il est là. Figé sur son banc. Il me regarde, m'observe farouchement avec un sourire soulagé dessiné sur ses lèvres et une incertitude sur le visage. Ses sourires me griseront toujours d'une joie inexplicable et euphorique ; Je souris à mon tour, puis deviens d'un seul coup exaspéré lorsque ma mémoire se remet en marche et me souffle à l'oreille les raisons de ma venue ici, entre autre, le traîner à l'appart' par la peau des fesses. Promis, je jouerai le gentil petit Robin plus tard, mais pour le moment, la règle exige que je tire les oreilles à Batman, jusqu'à ce qu'il comprenne que mon jeu préféré n'est pas le cache-cache à travers toute la ville...sur un plus petit terrain oui. La ville, c'est foutrement pas mon rayon du tout...Mais apparemment, et bien qu'elle puisse ne pas être des plus agréables étant donné mon humeur explosive, ma présence dans ces lieux semble lui faire plaisir : A croire que rester seul à trôner sur un banc au beau milieu d'un parc vide n'est pas le summum du bonheur pour un homme tel que lui, et c'est totalement compréhensible... Moi-même ne me sent pas vraiment à ma place, pour peu qu'il y en ai une quelque part sur Terre, l'animation manque à l'appel et les grondements du ciel n’apparaissent pas comme de la bonne musique à l'égard de ma douce audition...Avec entêtement, je fixe mon regard sur mon vis-à-vis qui écoute avec lassitude mon speech digne d'une marâtre quinquagénaire avec de fortes tendances hystériques. Oh ça oui, il a l'habitude. Le nombre de fois que j'ai dû bouffer seul un repas pour deux car môsieur était trop occupé à faire joujou avec les macchabées, je vous jure que demain matin, je n'aurai pas fini de compter. Mais bon, j'ai beau passer mes nerfs sur lui, il n'empêche que je suis soulagé de l'avoir enfin retrouvé. Pas pour dire, mais l'envie de faire le tour complet de la ville me manquait, surtout par ce temps pourri. Il fait froid...Ma peau est parcourue de frissons, ma tête tourne mais je n'y accorde aucune attention : L'indifférence...La feindre, la simuler, c'est bien la seule chose que j'ai apprise de cette foutue vie. Bref. Après avoir vaguement réfléchi à ma question, Apocrypha hausse les épaules, m'épargnant ainsi le pétage de plomb magistral que mon petit cerveau préparait exprès pour lui. D'ailleurs, un petit sourire de sa part m'est adressé dans le but de calmer le jeu et de me faire comprendre implicitement que m'énerver sur lui n'apportera rien de bon, si ce n'est qu'une mauvaise soirée pour tous les deux. Mais c'est vrai ça, qu'est-ce que je fiche, là ? Tu l'as enfin retrouvé, et tout ce que tu trouves à faire, c'est de lui taper sur les doigts et, par la même occasion sur le système ? Honteux face à mon propre excès d'agressivité, je passe ma main sur mon front, soupire longuement , puis la remonte doucement en ébouriffant au passage ma frange argentée, pour ainsi reprendre mon calme. Une fois la maîtrise de moi-même retrouvée, je le laisse docilement m'attirer vers lui afin de nous abriter ensemble sous le parapluie, puis ricane à l'écoute de sa réplique :

« Oh, je m'inquiète pas pour ça...'faut dire que les imbéciles ne tombent jamais malades. »


Quelle belle preuve de gentillesse envers moi-même me diriez-vous, mais ce serait mal me connaître que d'affirmer que je suis fier de mon âge mental, que je n'ai jamais caché à qui que ce soit d'ailleurs. Tous ceux qui ont la chance, ou dirais-je plutôt la malchance de me côtoyer ont pu constater qu'il y avait quelque chose qui ne tournait plus très rond sous ma caboche, du moins s'il y a bel et bien quelque chose à l'intérieur...ce qui me fait légèrement douter. Mais bref, nous allons pas polémiquer sur des compétences neuronales que je n'ai visiblement pas reçues à la naissance, reprenons le fil de l'histoire avec une phrase que je risque très certainement de marquer dans les annales : Pour lui, je me comporte instinctivement comme sa nounou. Première nouvelle, je me comporte tout à fait normalement voyons !...Quoi de plus normal que de traverser toute la ville pour voir si son colocataire va bien ? Franchement, je ne vois pas de quoi il parle, le bougre... ! A sa place, je serais plus flatté, ce n'est pas pour n'importe qui que j'irais galoper à droite à gauche comme je l'ai fait il y a quelques instants...Néanmoins, à travers son murmure comportant très certainement des propos à ne pas tenir face à moi, je parviens à déceler quelques mots qui me font aisément comprendre ce que le tout signifie. Comment ça, je suis fauché ? C'est même pas vrai ! Enfin, ça le sera si je ne m'empresse pas d'économiser, 'faut dire...Après avoir été entraîné par cette main s'agrippant à la mienne, je m’assois à ses côtés. Un sourire que l'on pourrait facilement définir comme heureux enjolive mon visage lorsqu'il prend la peine de recouvrir mes épaules de ma veste, même si ça me fait doucement rigoler qu'il se préoccupe de ma santé : Si demain je n'ai pas la crève, c'est que j'ai vraiment une chance de cocu...Je croise mes jambes, les décroise, les allonge puis les replie, inspecte le sol puis l'apocalypse, attrape l'une de ses longues mèches bleues, en fait une natte et enfin pose mon front contre mes genoux, blasé. L'air boudeur, je lui rétorque d'une voix enfantine, digne d'un gamin pris en flagrant délit de vol de bonbons :

« J'suis même pas fauché, mauvaise langue...»


Puis je me marre, discrètement. Un petit gloussement à peine perceptible achève mes paroles, prouvant bel et bien que la crise de nerfs est passée, qu'elle est repartie se terrer dans un coin de ma tête, attendant patiemment qu'on l'appelle pour revenir à la charge. Cependant, la question qui suit me fait perdre mon sourire tant elle me rend perplexe du fait de sa véracité. Ce qu'il dit n'est pas dénué de sens, pourquoi je ne me suis pas simplement contenté de l'attendre en bouffant mon repas tout seul ?...Mais rapidement, la réponse s'affiche au beau milieu de mes pensées, les traversant tel un passant trop pressé pour s'avancer d'une démarche calme et normale, et les bousculant une par une afin de se placer face à moi : C'est simplement que je n'ai jamais pu supporter la solitude et sa froideur meurtrière, alors rester seul à l'immeuble me ruine aisément le moral. Et oui, syndrome de Peter Pan, à croire que je suis resté un mioche malgré toutes ces années écoulées. Maintenant que j'y repense, c'est peut-être pour ça, que j'ai accepté de vivre avec lui et non pas seulement parce que je l'apprécie, comme je le croyais. Deuxièmement, j'avais peur qu'il lui soit arrivé quelque chose. Qu'il soit tombé sur un gringalet efféminé et tout droit sorti d'un Yaoi mais hélas équipé d'un taser, qu'il ait trop d'alcool dans les veines pour se défendre correctement ou dans le pire des cas, qu'il se soit fait embarqué par les flics à force de passer grosso modo trois heures à torturer ses victimes. Pourquoi tant de temps, d'ailleurs ? Moi, je ne reste jamais plus de dix minutes. En bon lâche que je suis, j'attaque uniquement par derrière, et une fois la cible à terre, son destin est à jamais scellé. Et...troisièmement, j'avais envie de le faire chier. Et sans lui, ç'aurait pas été possible, comprenez ?...Dans le but de ne pas avoir à énumérer toutes ces raisons toutes aussi étranges et embarrassantes les unes que les autres, je réponds d'un air se voulant assuré et au ton goguenard :

« Pourquoi je suis venu te chercher...parce que j'en avais envie, pardi ! Et...pourquoi ?~ Me dis pas que t'es pas content que je sois venu te chercher ? »


Peu de temps après lui avoir répondu, je jette enfin un coup d'oeil à ce qu'il me montrait, entre autre le tissu de sa veste qui semble, du moins ce n'est que mon avis purement personnel, avoir fait trempette dans une substance pas réellement catholique, et certainement pas celle que vous croyez...Du sang, très certainement. A moins qu'il soit parti faire mumuse avec de l'encre rouge, mais le taux de probabilité est tel que je n'y crois pas une seule milliseconde. Mon petit doigt me dit de sa douce voix inexistante qu'Apo' risque de galérer pas mal s'il tient à lui faire retrouver sa couleur d'antan, j'espère qu'il n'y tenait pas trop...bah non aussi, sinon il l'aurait pas tâchée...enfin pas à ce point. Après avoir écouté la suite de ses propos, toute mon attention s'attarde sur le dit-sachet, sur lequel je me jette royalement pour ensuite plonger ma main dedans sans même prendre le temps de réfléchir ne serait-ce que deux minutes..." Laisse-moi deviner..." que je lui dis. Ne cherchez pas à me comprendre jeunes gens, lorsque j'ai un nouveau jeu face à moi, je suis incapable de me retenir : Il faut que je joue. Et en l’occurrence, il s'agit là d'un jeu de devinettes. La curiosité est un vilain défaut. Mais certainement pas lorsqu'on s'appelle Iska. A vrai dire, cette affaire me fait penser à un kinder surprise, avec une vraie surprise dedans et non pas un jeu tout nase pour lequel mon 2 de Q.I reste éternellement insuffisant... surtout qu'il m'a conseillé de pas regarder à l'intérieur, ce qui ne fait qu'amplifier l'excitation du jeu.

Avec détermination, je tâte son contenu, malaxe le tout et tourne mes doigts à l'intérieur avant de prendre quelque chose de rond et potentiellement humide entre mes ongles, le perçant par maladresse ; je le relâche donc avec une mine interloquée, sans réellement chercher à savoir de quoi il s'agit, puis attrape un autre machin assez fin et long, que je sors précipitamment du sachet pour le placer en face de mes yeux. Je mets un certain temps à réagir, disons une dizaine de secondes, avant de m'exclamer d'une voix suraigüe : « RAH PUTAIN, UN DOIGT ! »

...Je lâche immédiatement le fragment qui retombe mollement au sol, après avoir roulé sur mes jambes et avoir été repoussé à l'aide d'un vif spasme venant de l'une de celles-ci, je me relève donc, une main sur les lèvres, visiblement horrifié par le fait que je viens de découvrir, par le plus grand des hasards, un morceau humain tranché par les soins de l'un de mes alliés...Avec véhémence, mon coeur cogne douloureusement contre mes côtes, emballé à son tour par la peur et la surprise auxquelles je suis confronté ; Il demande à sortir, à éclater, à s'étendre par delà l'horizon, mais sans crier gare, un sourire forcé vient se plaquer sur mes lèvres pour ne pas offusquer mon partenaire. Ma lèvre inférieure tremble un peu, mais ça devrait passer ; Vu le peu de luminosité dont nous bénéficions, il y a peu de chance qu'il découvre que son colocataire tremble comme une feuille juste pour un petit...bout d'homme. Mes mains se mettent à en faire de même, leurs secousses nerveuses me mettent mal à l'aise car mal dissimulées, elles contaminent mes bras puis remontent jusqu'à mes épaules, mais je simule juste un coup de froid en frottant doucement ma peau sous mes doigts, comme pour la réchauffer. J'essaie de rire, mais je manque de m'étouffer avec la boule amère de la panique, je plaque mes mains sur mes joues, ferme les yeux, tente de me calmer...Allez, Iska, l'homme que tu vois en face de toi, c'est Apo. C'est ton ami, non ?...Tu l'aimes beaucoup, enfin, tu penses l'aimer beaucoup car t'as jamais été foutu d'être sûr à 100% de tes relations avec autrui à cause de tes trois quatre cases manquantes... En tout cas, tu ne le détestes pas, c'est déjà quelque chose de fabuleux, n'est-ce pas ?...Ce n'est pas une petite découverte, quoique non, ce n'en est même pas une, une re-découverte, qui va tout flanquer en l'air, pas vrai ?...Bien sûr que non. Ca va aller, je pense...Je prends une longue inspiration puis soupire, replaçant la veste sur mes épaules et me recalant contre lui, le regardant du coin de l'oeil, partiellement calmé. Il a beau être frapadingue dans ses moments, il y a en lui quelque chose qui m'attire inexorablement, quelque d'émouvant, comme une vulnérabilité n'existant peut-être seulement qu'au sein de mon esprit trop tordu par des idées préconçues, quelque chose d' insaisissable et pourtant si fragile, le rendant si...si, je ne sais pas... Il n'y a franchement pas de mot qui le définirait vraiment ; il reste un mystère à part entière. Je ne sais pas. La nuit, soudain, est venue poser un voile sur le conteneur de mes sentiments. J'y repenserai demain...et si je n'y repense pas demain, je le ferai après-demain. Et si encore je ne le fais pas, ce sera le jour suivant... Me détournant afin de me cacher de sa vue, j'inspecte avec affolement mes mains, pour ensuite attarder l'étendue de mon attention sur mes ongles, principales victimes de cette mauvaise blague non préméditée. Ne pas vomir, ne pas vomir, ne pas vomir...se calmer. Oui, se calmer, ça, c'est bien. Mais pas vomir.

Du sang est parvenu à se glisser sur et sous mes ongles magnifiquement manucurés la veille, et à entacher à la pâleur presque fantomatique de ceux-ci, je m'empresse donc de sortir mon gel désinfectant pour ensuite l'étaler sur toutes les zones qui ont eu à toucher ce bidule infect, avec toujours cette même expression angoissée...Moi, "précieux" ? Chers gens, venez donc faire un petit tour dans ma chambre...s'il n'y a pas des rats, de blattes ou de cloportes, je vous assure que c'est vraiment parce que je suis né avec le cul borné de nouilles. Oh, pardon, ça manquait peut-être un peu de délicatesse...!
Une fois cette chose de faite, je regarde le doigt, puis Apo', puis le doigt, et ainsi de suite, incapable d'extirper le moindre son de ma gorge. Les aurait-il découpé pendant que leur propriétaire était toujours en vie ou...? Je sais très bien qu'il est capable de faire aussi bien que les Chinois dans le genre torture, mais quand même !...Non, rassurez-moi, il les lui a pas arraché, hein ?...Parce que sinon, c'est gore...trop gore. Si on devait choisir une teinte pour la couleur de mon visage en ce moment-même, ce serait très certainement vert. Ou blanc, ça dépend de quel côté on me regarde. Faussement blasé, je me tape le front avec la paume de ma main avant de le regarder du coin de l'oeil, soupirant avant de lui dédier en semblant de sermon :

« ...T'aurais fait quoi si j'avais été cardiaque ?! Rah la vache, c'est la blague la plus foireuse qu'on m'ait faite en 23 ans d'existence... T'imagines, ç'aurait été une paire de couilles, je les aurais tripatoui...--rassure moi, y en a pas dedans hein ? Dis ?...Dis-moi que non, s'teup'... »


Gêné, indécis, je grimace, tords mes doigts, les croise, les décroise, sors peu après une paire de gants de ma sacoche que je me hâte d'enfiler par précaution, lançant alors un rapide regard à l'être bleuté ; Ses yeux me perturbent...des diamants violets que je n'arriverais jamais à décrire. Imaginez un peu, des améthystes dont jamais le mauve ne serait aussi profond que la lueur de son regard, se perdant toutefois lors de ses moments assombris de folie. Aurait-il fait exprès de me dire de ne pas regarder, pour me rappeler de ne pas oublier ce qu'il est en réalité ? J'en sais trop rien...vous le savez, pourtant, que je n'aime pas me casser la tête sur les gens qui m'entourent ! D'ailleurs, pourquoi est-ce que tu te tues à vouloir tout comprendre de lui, franchement ? T'es pas son psy, ni son père, et -bon dieu- pas sa mère. Tu as essayé une fois, une seule et unique putain de fois, de connaître quelqu'un sur le bout des doigts, et tu te souviens de la manière dont ça s'est terminé, non ? Ah, comment pourrais-tu oublier, l'oublier, elle que tu prétends n'avoir jamais aimée... ? Elle n'était rien pour toi, mais t'avais besoin d'un faux-semblant, t'avais trop besoin d'une bouée de sauvetage au cas où la réalité voulait t'entraîner au fin fond de ta solitude boueuse, il te fallait juste un être à qui te raccrocher de toutes tes forces, tout en faisant passer cela pour de l'amour pour te cacher de ta propre infamie. Rien de plus. Rien de moins. Je suis pitoyable...comment ça, moi, me morfondre à cause d'elle ? Vous n'y êtes vraiment pas...elle m'était totalement indifférente, c'était une garce...mais une garce qui n'avait absolument aucun charme ! Ses petits yeux minuscules, son visage trop maquillé, l'odeur de son parfum trop entêtant, ses gestes et ses regards trop aguicheurs pour frôler l'espoir de me plaire...non, non non non, Iska, rendors-toi : Avoue-le, c'est vrai. Elle t'a plu ; Non, pire, tu l'aimais ! Y a des fois oui, des fois tu nous prouves à quel point tu peux être con, mon gros... Non mais avoue-le, tu ne peux pas feindre l'insensibilité devant un être qui t'avait fait ressentir cette impression d'exister, celle qui t'a tout donné pour ensuite tout reprendre brutalement...de toute façon, à l'endroit où elle se trouve, pourquoi t'amuses-tu à te torturer l'esprit à propos d'une fille qui ne t'a "soi-disant" jamais rien fait éprouver, et pire, se trouve à six pieds sous terre -par ta faute en plus- ?... Avec entêtement, je fixe mon regard sur Apo', comme s'il détenait les réponses à mes insoutenables interrogations.

Néanmoins, il faut à tout prix que je vérifie, peu importe la façon, mon amour propre en dépend...Suite à cela, mes doigts repartent dans la direction du sachet que j'ai, sous la panique, jeté sur les genoux de l'autre démembreur, puis inspecte l'intérieur en ravalant mon minois écœuré ; cette fois-ci à l'aide de mes yeux, et non pas de mes pauvres et délicates mains...seulement, il m'est difficile de bien discerner les contours de son contenu...Qu'y a t-il donc à travers ce sachet ?...Il y a des dents...des globes oculaires -dont l'un a été percé-, et des...doigts de mort, et là, le premier qui me parle de salsifi, je lui fais bouffer le dit-salsifi par l'endroit d'où il devrait sortir de façon purement naturelle. Une petite envie ?...Non ?...Vous avez raison ; On joue pas avec la nourriture, vos parents ont décidément excellé dans votre éducation. Cela dit, j'en pioche un en réfrénant un soupir d'aversion, plus doucement qu'à mon ancien essai, puis le sort, plissant les yeux et fronçant les sourcils d'un air intrigué. Quelle horreur...Apparemment réfractaire à la vue de toute ma bonne volonté, mon ventre se tord et son contenu n'est qu'à deux doigts, ou dirais-je plutôt deux pouces étant donné ce qui se trouve entre les miens, de déverser son aigre couche épaisse de bouffe pré-digérée, mais je me retiens pour feindre un semblant de politesse à l'égard de mon camarade de ruelles.
Disons que je n'ai pas envie de le vexer, si ce n'est pas déjà fait. Essayant de trouver un aspect comique à la situation, je prends non pas seulement mon courage à deux mains, mais aussi les yeux du -je l'espère- cadavre et les tend à Apo, avant de lancer une connerie qui mériterait l'Oscar de la blague du plus mauvais goût :

« Y n'a d'yeux que pour toi visiblement... »

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MessageSujet: Re: Wanna play ? [Iska]   Dim 11 Nov 2012 - 13:55

    Mon petit Iska entame alors un sermon - celui d'à peu près tous les jours - que je n'écoute que d'une oreille. Il doit s'en douter à force, que je ne l'entends plus. Enfin, je ne l'ai que trop entendu si vous voulez mon avis... et si vous ne le vouliez pas, eh bien tant pis. Je le regarde, réfrénant une irrépressible envie d'imiter ses gesticulations - abondantes, je dirais même dignes d'un italien qui parle plus avec ses mains qu'autre chose. Il trépigne un peu, fait des allers et retours sur deux pas face à moi en m'expliquant - certainement, puisque je n'écoute pas vraiment - que sortir tard la nuit en le laissant s'inquiéter tout seul cépabien et que je ferais mieux de rentrer à l'heure prévue plutôt que de penser à faire mumuser avec des cadavres. Certes, mais je sais déjà tout ça. Lentement mais sûrement, Iska baisse le ton. Introspection en cours, veuillez patienter... loading 99%... done ! La guerre est finie, pour ne pas dire l'orage est passé puisqu'il ne cesse de tonner et résonner là-haut dans le ciel, puis dans ma tête. Il finit par se laisser attirer sous le parapluie, puis s'assoit près de moi. Un sourire un peu bêta illumine son visage jusqu'ici colérique et boudeur, c'est plutôt bon signe. Moi-même je suis plutôt rassuré en fait, qu'il ne lui soit rien arrivé en me cherchant... par ce fichu temps de chien, un accident est si vite arrivé ! Bon. Si tout le monde est content, tout va bien. Mais voilà que môsieur gesticule encore. Pas bien installé ? Instant de gagatisation ? Non non, mÔsieur culpabilise de se faucher lui-même. En même temps, s'il n'achetait pas tout ce qui peut lui passer sous la main... il devrait soigner son syndrome de l'acheteur compulsif. Ou me demander de voler de braves gens pour lui payer tout son tas de stuff inutile ! Quoi de plus simple. Quoi, moi, mauvaise langue ?! Il ose, le corniaud ! Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre !

    Alors comme ça, le petit argenté est venu me chercher... parce qu'il en avait envie ? Si ça c'est pas une réponse du type esquive, je ne m'y connais pas. Iska, maître de la feinte ratée ! C'est un joli surnom. Envers et contre tout, je décide de ne pas notifier. Je me contente de rire. Un petit rire silencieux, à peine un soupir à vrai dire. J'acquiesce à ses propos. C'est gentil de sa part d'être venu chercher un paria comme moi dans le froid et les torrents de gouttes sales ! Je le fixe discrètement du coin de l'oeil, me demandant tout de même ce que cette feinte foireuse peut bien cacher de si dur à déclarer. M'enfin, mieux vaut pour moi - ou pour lui ! - ne pas savoir, au moins ça évite tout point ambigu et gênant. J'ai pas beaucoup de tact quand il s'agit de trucs gênants... oui c'est mieux comme ça. Je me contente de quelques mots bateau ponctués d'un sourire songeur :

    « Bien sûr que j'en suis heureux.. »

    Il examine ma veste et j'imagine qu'il doit encore se demander où je suis allé me fourrer pour me retrouver dans un état pareil. Je m'apprête alors à lui sortir une explication plus ou moins soft pour résumer l'étendue des dégâts, mais Isky s'empare du sachet dans lequel se trouvent les petits bouts sanguinolents du monsieur dans les buissons. Soi disant qu'il va deviner ce qui se trouve à l'intérieur... eh bien mon grand, je te souhaite une bonne chance ! Et un estomac bien accroché. Faut dire que je ne l'ai pas préparé mentalement à voir des bouts d'humain baignant dans une mare de sang. Il touche, soupèse, malaxe le tout sans se douter du pot aux roses... je ne peux m'empêcher de glousser en silence, de pouffer rien qu'à l'idée de voir sa tête, frôlant la crise cardiaque, en découvrant de ses yeux l'intérieur du sac. Mes lèvres tremblent d'un fou rire interne, je suis impatient de sa réaction. Il touille encore un moment le contenu du sachet, puis finit par en sortir...

    « RAH PUTAIN, UN DOIGT ! »

    Et l'heureux gagnant eeeeest.... UN DOIGT ! Qui roule à présent à mes pieds, expulsé par mon ami. Je me retiens d'éclater de rire tandis que l'autre repousse l'arrêt cardiaque par tous les moyens. Il sourit ; un sourire très sûrement forcé et, en plissant bien les yeux, je peux voir que tous ses membres se mettent à trembler. Je suis peut-être allé trop loin cette fois... soudain pris de remords et en guise d'excuses, je prends Iska par les épaules et le serre doucement contre moi. J'espère qu'il va vite se calmer... en fait, j'aimerais vraiment pas qu'il se remette à hurler comme il y a quelques minutes, qui sont loin déjà. On dirait qu'il va exploser d'une seconde à l'autre, comme un ballon qu'on aurait trop rempli d'eau et qu'on secouerait comme un gros bourrin... puis finalement, il se détourne et entame son petit rituel de nettoyage. Du gel hydroalcoolique ? Ah, ça doit être pour les résidus de sang et de chair sous ses ongles manucurés à souhait... oui, Iska, c'est un peu une demoiselle parfois. Et après quoi ? Je lui en veux pas, c'est mon colocataire après tout hein. Il est gentil avec moi, il fait des efforts pour ranger ses affaires dans l'appartement, il nous prépare à bouffer et même, il vient me chercher sous la pluie à je-ne-sais-quelle-heure de la nuit... ouais, j'ai rien à lui reprocher, moi aussi je suis un peu... féminine.

    « Isky, je suis vraiment... »

    Avant que je ne puisse finir ma phrase, l'argenté me coupe sèchement. Je ne sais trop comment prendre sa remarque... c'est vrai, et s'il avait été cardiaque ? Je me serais retrouvé avec deux macchabées sur les bras, mais l'un des deux aurait permis à la police de remonter jusqu'à moi... bon, on va dire que ça va, mais que je ferai plus de blague salasse à moins de l'y avoir préparé pour éviter d'avoir à cacher son corps ~ !

    « Non, il n'y a pas de paire de couilles dans ce sachet... rassure-toi ! »

    Je réprime un petit rire nerveux, je ne suis pas tordu à ce point quand même ! Comment peut-il penser une chose pareille ?! Moi, aller arracher une paire de bourses à un gars ? Si encore c'étaient des bourses pleines d'or... mais là ! Non, définitivement non.
    Le pauvre garçon paraît à présent troublé... il me regarde comme s'il ne me voyait pas. J'hésite un moment à le faire redescendre sur terre, mais je me dis d'un autre côté qu'il ne vaut mieux pas déranger cet esprit en guerre avec lui-même qu'il cache sous sa caboche. Oui, c'est à ça que ça doit ressembler là-dessous en ce moment-même : une guerre civile entre ses neurones autochtones. La connexion faite, son regard se plonge dans le mien. Un frisson parcourt mon échine alors qu'il essaie désespérément de trouver des réponses en moi ; réponses que je n'ai pas. Délicatement, je m'approche de lui et pose mes lèvres sur son front de manière compatissante. Avoir le cerveau qui bout, qui carbure à 300 km/h sous le crâne, ça peut parfois être handicapant. Surtout pour les deux êtres dénués de sérieux que nous faisons ! Je me remets à ma place. Faudrait pas que la situation devienne suspecte. 'Fait bien trop froid pour se foutre à poil, si vous voulez mon avis !
    Iska reprends finalement le sachet entre ses doigts - après avoir enfilé une paire de gants au préalable, c'est tellement utile faut dire - et en inspecte plus minutieusement le contenu... des yeux, des doigts, des dents... j'ai bien fait le boulot on dirait, je suis fier de moi comme un gamin qui aurait construit son premier château de sable sans qu'il s'affale lamentablement sur lui-même. Je souris alors que mon charmant colocataire sort un pouce boudiné en le tenant à deux doigts, la moue au visage. Visiblement, il n'a pas encore eu le temps de s'habituer à cette vue assez... horrible, je me dois de l'avouer. Il le repose après quelque examination sous tous ses angles de vue possible, puis pioche dans le sachet les deux globes oculaires, dont l'un a été percé... certainement par lui lors du malaxage préalable à la découverte des organes. Il lance alors une connerie telle que je ne peux contenir mon rire, cette fois-ci tellement audible qu'il a dû le surprendre. D'un côté, ce n'est pas si drôle que ça mais d'un autre, ça a eu l'immense privilège de détendre un peu l'atmosphère. Nous sommes maintenant tous deux prêts à repartir dans notre bêtise habituelle, je pense. Agitant toujours la paire d'yeux sous les miens, Iska semble sourire... ou grimacer, je ne vois pas très bien de là où je suis et avec la noirceur de la nuit qui nous enveloppe.

    Seuls quelques lampadaires plantés de ça de là dans le parc ont encore la chance de fonctionner. Les autres ont dû subir des lancers de canettes en verre de la part des racailles des environs ou tout simplement périr de manière tout à fait naturelle. En attendant que la mairie se décide à les remplacer, nous sommes condamnés à rester dans une semi-pénombre angoissante. L'une des ampoules survivantes ne marche plus très bien, elle grésille comme pour accentuer cet aspect stressant d'un parc mal entretenu sous le déluge. Regardant ce décor macabre, sachant qu'un corps réside maintenant non loin de nous, je frissonne. Je ne sais trop si c'est le froid qui prend possession de moi ou si c'est l'ambiance... quoi qu'il en soit, je ne me sens plus à ma place ici. Me détournant du paysage pour me concentrer sur Isky, j'ouvre la bouche depuis des lustres me semble-t-il :

    « Dis... ça te botterait pas qu'on rentre maintenant ? Je pense qu'on a assez gaspillé notre temps ici en conneries... ça te dirait pas de manger un morceau ? »

    Disant cela, je me lève et lui tend ma main, comme une invitation... à ne pas lui laisser le choix de la réponse. Puis de toute manière, même s'il dit non, je le traînerai jusqu'à l'appartement. De gré ou de force ! Après tout, s'il est venu me chercher, c'était en premier lieu pour qu'on rentre au bercail alors pourquoi pas tout de suite, avant que l'un de nous deux ne se mette à tousser ou renifler de manière peu courtoise ? En vérité ce n'était pas réellement une question mais plutôt un ordre maquillé. Je l'appuie un peu plus d'ailleurs, pour bien lui montrer que s'il veut m'emmerder ce soir en voulant chopper la mort, c'est raté.

    « Allez viens, on rentre. »

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MessageSujet: Re: Wanna play ? [Iska]   Mar 13 Nov 2012 - 7:39

Et dire que je désespérais il y a à peine deux minutes à propos de ma mauvaise surprise en bon paumé que je suis, le voilà en train de rajouter un nouvel évènement perturbateur à la donne. Pourquoi venir me torturer encore plus les méninges, Apocrypha ?...Il croit vraiment que c'est en venant m'enlacer, moi, celui qui ne connait que les bras intransigeants de la solitude, celui qui ignore le sens même d'aimer et dont les émotions sont soupesées pour ne pas devenir trop lourdes pour son lamentable maintien psychologique, que je vais aller mieux après avoir manqué l'arrêt cardiaque prématuré ? Franchement...qu'est-ce qu'il faut pas voir. Bien que je sache pertinemment que ce n'est surement qu'une façon bien à lui de s'excuser, je ressens l'irrépressible envie de lui faire la remarque, mais ce ne serait qu'une futilité en plus, voire en trop. Alors timidement et docilement, je me laisse doucement étreindre comme un mannequin dépourvu de vie, profitant de ce soupçon de chaleur humaine d'une rareté telle que cela me fait un petit pincement au coeur. Serait-ce lié un vide, un manque ? J'en sais trop rien...L'air amusé par cet élan de preuves amicales, je ne peux réfréner un taquin : "Oohh...J'ignorai que tu étais du genre "câlin"...!", suivi d'un petit gloussement féminin...J'hésite un moment à réagir, puis me décide enfin à suivre l'ordre silencieux : Par instinct, je repousse cette peur qui me noue les tripes en me collant un peu plus contre lui tout en retenant mon souffle le laps de quelques secondes qui me paraissent une éternité tant mon malaise est grand. Ce n'est pas très facile pour moi, pour ne pas dire très difficile...non pas que je n'ai pas l'esprit "tactile" ancré dans mes veines, mais je suppose que mon corps a perdu l'habitude d'être câliné, trop souvent isolé des autres âmes afin de se préserver lui-même...

Faut dire aussi que j'ai une mémoire sélective si particulière que je ne pourrais vous dire ce que j'ai fait il y a trois jours...Ah non, ça ne compte pas : C'était les soldes. Je ne les loupe jamais. Pas une fois le vendeur n'a eu le malheur -ou bonheur étant donné le fourbis que je laisse à chaque fois dans ses rayons après mon passage- de ne pas m'y voir...Passons. Je laisse un instant tomber mes préoccupations spirituelles puis avale péniblement ma salive, avant de remonter mes mains dans son dos, sagement posées sur ses omoplates. J'ai peur de mal les placer, disons...imaginez, il comprend mal le message, j'ai de quoi être sacrément dans la merde. Bien que je sois assez facile à mettre dans un lit lorsque mes neurones sont engourdis par l'alcool, je ne pense pas pouvoir lui donner mon consentement s'il croit pouvoir me sauter dessus sur un banc, en plein milieu d'un parc, sous une flotte torrentielle. Faut pas pousser mémé dans les orties comme on dit...Je le lâche finalement, attendant patiemment qu'il en fasse de même ; Je n'ai pas envie qu'il s'imagine des trucs non plus.

"Bon allez, je sais qu'il fait froid mais c'est pas une raison pour rester indéfiniment dans les bras de l'autre, hein ? Non pas que c'est une place désagréable, mais valà..."

Alors que je remets peu à peu de ce mini-évènement pas très habituel, Apo' revient à la charge à grands coups de, non pas de tatanes, mais de baiser sur le front...Je ne l'ai pas vu venir, celui-là, et dieu sait que je surveille tous ses faits et gestes pour ma propre sécurité. Je ne saurais dire si c'est mieux ou pire... Pas de nouvelles conneries à déclarer, pas de discours, juste un geste, un de ces gestes qui en disent tellement plus que tous les mots. Je souris, trahissant une gêne certaine en accentuant la teinte de mes joues devenues subitement rouges puis ferme les yeux, comme plongé dans une profonde réflexion ; je dois oublier. Comment ne pas oublier devant ce regard si pur et si profond ? Sûr à 100% que je commets la pire erreur de ma vie en offrant ma confiance à l'un des pires meurtriers résidant au sein de ce lieu, mais ça m'est égal, j'ai envie de garder la main tendue vers lui, quitte à la perdre...Non, rangez ce hachoir, ce n'est qu'une image. Quelle importance ? Si je veux devenir manchot, c'est mon problème disons...A l'entente de ma blague un tantinet boîteuse, un rire s'échappe d'entre les lèvres d'Apocrypha, je sursaute, quelque peu pris au dépourvu, puis me mets d'un seul coup à rire avec lui, essayant de cracher mon malaise afin de détendre cette fichue ambiance pourrie qui vient de s'abattre sur nous deux, pauvres paumés. A mon tour, je trouve un amusement certain à prouver un minimum d'affection à l'être bleuté en lui « patpatant » la tête, tapotant son sommet avant de laisser glisser mes doigts dans ses cheveux avec un petit sourire ancré d'une joie farouche et inexplicable.

J'aime caresser ses cheveux, en particulier pour l'effet que cela provoque...NON, je ne profite de rien, je le jure ! Quoique, juste un peu. Je continue de passer ma main sur cette douce chevelure durant quelques longues secondes, puis reprend ma place, me décalant un peu pour éviter toute ambiguïté ou abus de gentillesse. A croire que je l'aime bien, pour de vrai. C'est amusant d'un côté, mais aussi très perturbant de l'autre...Pourquoi ? Pourquoi lui ? Parce que je "sais" qu'il ne me laissera pas tomber ? Parce que je crois un peu trop en notre relation ?...Ou tout simplement parce que je suis incapable de tenir sans un soutien que je sais durable ? Etrange...tout ceci est étrange... Cette douceur cache forcément une violence de velours, mais je cous mes paupières afin de ne pas la voir, je ne veux pas savoir ce qu'il fait à ces gens, ni le plaisir qu'il peut y prendre...Je ne veux pas avoir à penser que je vis avec quelqu'un qui pourrait me faire la même chose. Je préfère le voir en tant qu'ami, m'voyez ? Un minot à qui vous dîtes que son chien -non, Apo' n'est pas mon chien, c'est juste un exemple au goût un peu particulier- mord et remord sans cesse les mêmes personnes, si ce n'est pas lui qu'est blessé, il en aura rien à faire et continuera à lui poker la truffe sans même y réfléchir à deux fois. Et ben moi, c'est pareil... Parfois, je retrouve l'enfant que j'ai laissé mourir en moi, comme si je lui insufflé une nouvelle once de vie : Apo' le rottweiler continuera à m'avoir à ses côtés tant qu'il n'abat pas ses crocs sur mes doigts, disons-le...

«...Allez viens, on rentre. »

Le froid soudain m'agrippe et m'enveloppe d'une immobilité de glace, je trépigne littéralement sur mon banc, ayant la sale impression d'avoir les fesses prises dans un congélateur. La flemme au corps, je me contente de le fixer lassement, l'air béât, ouvrant la bouche et la refermant comme le ferait un poisson dont l'appât se trouverait pile devant ses yeux. J'trouve pas mes mots, je crois...Pourquoi est-ce qu'ils désertent mon cerveau à l'instant-même où j'ai le plus besoin d'eux, franchement ?! ...Y a de l'abus, non pire : Un complot ! Mon regard se fige alors sur la main qui m'est tendue, c'est alors qu'une image jaillit du fin fond de mes pensées. Un "GET OVER HERE" retentit soudain entre les parois de ma caboche, tandis que l'image pixelisée de Mortal Kombat se déroule pratiquement sous mes yeux. J'ai toujours aimé Scorpion tiens...imitons-le alors. Je dois la prendre. Et...la tirer. Fort ; assez pour le refaire s'asseoir. Et je parle de sa main, pour les esprits tordus. Cherchez pas, lorsque j'ai envie d'emmerder quelqu'un, je peux tout aussi bien préparer le nombre de crasses à lui faire tout en le cajolant comme une mère-poule. Mon corps oublie alors son immobilité emprisonnante, je lui souris, sors mes mains de mes poches afin d'agripper celle qui m'est tendue là, juste en face de moi, avant de l'attirer jusqu'au banc, m'expliquant peu de temps après :

"Nope. Je t'accompagne uniquement si...hm...si tu me portes tiens !..."

Je ne sais pas trop ce que je cherche là du coup... L'énerver ? Certainement pas, mon instinct de survie ne débloque pas à ce point-là. Je sais faire la part des choses entre lui demander cash de me trancher la gorge à sec ; et de simplement lui réclamer un petit portage de patapouf argenté... Alors, dans ce cas, serait-ce pour...lui faire comprendre que je suis un gros sac ? Encore moins, déjà que j'suis un peu trop maigre pour ma taille, c'est pas le moment de vouloir lui prouver que j'peux être lourd dans les deux sens. L'embêter ? Oui, c'est sûrement ça...c'est jouissif de pouvoir lancer des petites piques au type le plus dangereux du voisinage sans se faire taper sur les doigts après ; quoique, je le sens moyen sur ce coup. Mais je suppose qu'il ne me fera rien...je suppose. Je sais éperdument que malgré mon statut "d'ami", le risque est toujours là, quelque part tapi, attendant patiemment l'instant où vous lui aurez tourné le dos afin de vous planter violemment une lame imbibée par votre naïveté, non, médiocrité même, en plein dans votre nuque, vous abandonnant raide mort, tué par un surplus de stupidité...dure vie, triste réalité... Le moment de ricanements niais passé, je tends mes deux bras vers lui, lui pokant doucement torse comme pour essayer d'y déceler une once de muscles, le sourire aux lèvres et un amusement absolu resplendissant au creux des prunelles, avant de reprendre la description de mes conditions :

"Mais si tu penses que tu ne peux pas y arriver, t'as qu'à me traîner.~"

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MessageSujet: Re: Wanna play ? [Iska]   Mar 27 Nov 2012 - 22:55

    C’est que notre petit Iska n’a pas l’air bien à son aise dans mes bras… après tout je ne peux pas me permettre de le juger, je ne connais pas grand-chose de son passé hormis qu’il a vécu une vie à peu près normale. Et encore, ceci n’est sûrement qu’une façade à sa vraie nature. Parfois, j’ai l’impression que tout chez lui n’est que façade mais je ravale ces pensées abjectes, préférant croire qu’il ne me mentirait pas. Je l’aime bien Iska, c’est un bonhomme gentil. Ce serait con de découvrir qu’il n’est pas celui que je pense… ce que j’ai pu expérimenter par moi-même, en revanche, c’est le fait qu’il ne tienne absolument pas l’alcool et qu’il peut, une fois désinhibé, faire des choses du genre se foutre à poil au beau milieu de la pièce et se laisser gentiment prendre par derrière si on ne l’arrête pas à temps. Mais bon, bourré, on est à peu près tous les mêmes à ça près, alors je lui en veux pas. Et pour la précision, je n’ai pas abusé de lui. Je le respecte, nom di’diou ! Pour briser le silence, il lance une phrase échappatoire désespérée, gloussant pour cacher sa gêne. Il la cache mal mais là non plus, je ne peux pas lui en vouloir. C’est-à-dire que, ce n’est pas non plus tous les jours que je fais preuve d’un tel élan d’affection, pour ne pas dire jamais. Malgré tout, je sens une pression sur mon torse comme s’il tentait de goûter à la chaleur humaine. Il se laisse câliner telle une peluche, m’enlace même à son tour après avoir dégluti. Je me demande bien à quoi il peut penser dans une telle situation. Certainement qu’il se fait des films… bon, je ne peux cacher le fait que ce petit corps frêle m’attire considérablement, mais bon sang, jamais je n’irais lui faire des choses sans son consentement. Si je me suis mis en collocation avec lui, c’est parce que j’avais un minimum d’appréciation et de respect (et de dignité, merde à la fin) pour pouvoir le faire. Je compte bien être le plus *normal* possible pour lui.

    Je le laisse se dégager de l’étreinte, sûrement étouffante avec les secondes qui passent, aussi lentes que des mulets sans leur carotte. Gêné par tout, mais plus particulièrement par moi, Iska sourit bêtement. Il finit par rire, posant une main sur mes cheveux. Grands Dieux, il sait que je déteste ça. Ou que j’adore ça, je ne sais pas vraiment, c’est un sentiment tellement étrange que de me retrouver avec une main caressant ma tignasse que je ne saurais le définir clairement. C’est entre la haine et l’amour, ça flotte, c’est flou. Mon regard se promène sur le visage de mon ami alors qu’il passe ses doigts dans mes longs cheveux détrempés, y prenant manifestement un plaisir certain. Je le laisse faire. Ce n’est pas complètement désagréable. Un sourire distrait sur les lèvres, je profite de cet instant de calme pour réfléchir un peu et lui proposer de rentrer avant que maladie s’ensuive. Je me lève donc et lui tends ma main. Après un moment de réflexion/imitation de poisson rouge/clignement d’yeux, Iska attrape ma main et m’attire suffisamment fort pour que je me retrouve sur le banc, again. Que veut-il à la fin ? Si son but est d’attraper la grippe pour fuit son job un bout de temps, je peux toujours le laisser moisir ici ! Il rentrera quand il en aura envie, après tout je ne suis ni sa mère ni sa sœur, il peut bien se débrouiller seul…

    Je dis ça, mais j’étais bien heureux lorsqu’il est arrivé… Apocrypha, tu n’es qu’un idiot.

    Le porter ? Tiens. C’est nouveau ça ? D’habitude, c’est lui qui a la charge de me servir de béquille jusqu’à l’appartement et dans les escaliers quand je rentre complètement grisé par l’alcool et la drogue. Il vient toujours me chercher, il sait où me trouver, il connait tous mes vices mais ne se plaint jamais. Je souris. Je lui dois bien ça en fin de compte, alors pourquoi ne pas lui rendre la monnaie de sa pièce pour une fois ? Ca vaudra bien pour toutes ces fois où j’ai déconné, où j’aurais pu rentrer sobre mais où j’ai préféré me mettre la mine au lieu de faire bonne figure, prendre un bon repas avec lui plutôt que de prendre un efferalgan et me réveiller avec la gueule de bois, lui veillant sur moi pour que je ne me noie pas dans ma propre gerbe. Il est brave et je ne fais rien pour lui…
    Je lui souris, d’un de ces sourires qui veulent dire ok, je t’embarque avec moi, le sourire franc mais couvert de honte du mec qui veut se racheter. Cliché mais réalité. Il sourit lui aussi, de son sourire usuel, le sourire naïf du type qui cache bien son jeu sous son joli minois, le sourire espiègle, le sourire amusé. Oui parce qu’il s’amuse de tout, et il s’amuse de moi. Mais cette fois, je vais me laisser manipuler.
    Il touche mon torse du bout de ses doigts, comme s’il cherchait quelque chose que je ne nommerai pas, absents de cette partie de mon corps, ayant déserté pour aller se loger dans mes bras plutôt que de s’harmoniser ailleurs. Bâtards de muscles. Je grimace en y pensant, c’est vrai que je pourrais faire un effort pour arranger ça… je m’y mettrai. Un jour. Peut-être. Le micro-instant de déprime passé, je me lève et m’étire avant de soulever le poids plume face à moi en le prenant par les hanches. Je le porte jusqu’à ce qu’il puisse se mettre debout sur le banc que nous squattions, le parapluie toujours dans la main et le regard interloqué. Il pensait que je ne le ferais pas hein… ? Surprise ! Tonight is your lucky night ! Je me tourne et tends les bras en arrière, paré pour l’assaut.

    Allez, grimpe ! Avant que je ne change d’avis.

    Direction notre petit nid douillet, comme les deux petits poussins égarés que nous sommes. Prêts pour le trajet préparatoire au dodo, nous nous dirigeons – moi physiquement et lui mentalement – vers notre rue. Lorsque nous arriverons, une bonne demi-heure sera passée que l’endorphine aura déjà pris possession de nos esprits… manger c’est pour les tapettes ! Moi, j’irai directement au pieu !

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MessageSujet: Re: Wanna play ? [Iska]   Lun 3 Déc 2012 - 19:22

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, me voici aux prises des mains de l'homme aux cheveux bleus qui s'arrange afin de me maintenir debout sur le banc ; cela fait, il se tourne pour ensuite me présenter son dos, de façon à me faire comprendre qu'il ne me reste plus qu'à m'y installer pour le trajet. Je souris et tapote deux ou trois fois dans mes mains tel un enfant guilleret, avant de me préparer à l'assaut, prenant appui sur les planches pour ensuite me jeter sur lui de tout mon poids, espérant le faire vaciller. Seulement, je ne suis pas encore assez lourd pour parvenir à mes fins, dommage. Voyant qu'il ne s'est pas lamentablement étalé sous ma semi-attaque, je lui dédie en un premier temps un sourire enfantin avant de l'observer fixement d'un air dépité, perdant subitement mon expression enjouée...Le laps d'un instant, tout mon système nerveux s'est éteint, avec comme dernière question résonnant dans les tréfonds de ma caboche : "Et s'il me plante là, je fais quoi ?". J'aurais eu l'air fin tiens...je ne suis pas mauvaise langue ou quoi que ce soit, mais du moins, son regard en disait long...bien entendu, je ne pensais pas non plus qu'il accepterait de me porter sur son dos pour le chemin du retour, mais je me voyais pas du tout rester là, sur un banc pourrave à attendre que la crève arrive et me fauche. S'il avait fait ça, comment aurais-je réagi ?...Je me le demande. Mais je pense que je ne serai pas rentré à "la maison" exprès, juste histoire de le faire culpabiliser d'avoir abandonné son colocataire au beau milieu de la nuit. Mesquin, moi ? Non. Juste fatigué de me traîner à la jambe des gens pour espérer obtenir leur affection; je n'ai plus de temps pour ça. Certains me jugent gentil, d'autres me pointent du doigt en criant à l'imposteur, essayant d'arracher mon masque et d'essuyer mon maquillage pour dévoiler ma laideur aux yeux de tous, en vain. Le déguisement s'est ancré dans ma peau, le rôle est devenu réalité et l'ancien Iska s'est noyé sous la peinture. Il ne me reste plus qu'à me boucher les oreilles, à coudre mes lèvres et mes paupières, ainsi, le tour sera joué. Pensant cela, je resserre un peu mes bras autour du cou d'Apocrypha en me retenant de l'étrangler par mégarde, camouflant ce repliement en simple signe affectif. Trop facile. Ou pas. Seulement, je prends quelques précautions avec lui, j'ai pas encore perdu assez de neurones pour oublier son boulot...prof' de théâtre. Il serait grand temps que je me fasse un visage en marbre pour qu'il ne puisse pas lire à travers moi, et ainsi déceler mes démons intérieurs. Personne ne doit savoir, et surtout pas lui. Je l'aime bien, moi, il est bébête mais pas bien méchant. Je n'aimerais pas vraiment qu'il se fasse des films ou qu'il pense que je le manipule...certes, je le fais de temps à autre, mais gentiment : Pas comme si je le méprisais derrière, m'voyez ?

Pas comme pour tous les autres, où je joue juste avec car eux m'apprécient mais où moi, j'en ai strictement rien à cirer de leur personne. Ce qui est totalement différent...bon sang, j'ai mal à la tête. Un son strident, comme le grincement d'une griffe sur un tableau noir me vrille le crâne et m'empêche de penser..Si j'avais été tout seul, je me serais volontiers cogné le front contre une quelconque surface plate et solide, mais...ce n'est pas le cas ; quoique, je pourrais essayer contre le dos à Apo' mais je ne tiens pas spécialement à me faire interner avant l'heure ni à ce qu'il me lâche. Triste vie. A croire que je m'enfonce dans mon masochisme en me complaisant dans cette torture neuronale. Les mains croisées et posées sur la tête de mon ami, je regarde le ciel en soupirant. J'essaie de rassembler mes idées, d'élaborer un plan afin de m'extraire de cette léthargie dont je suis moi-même coupable. Je souris à la pensée de mes futures actions... Demain...j'irai picoler un peu. Peu importe ce qui va se trouver dans mon lit à mon réveil, je veux juste m'oublier le temps d'une soirée, ne me dites pas que c'est trop demander ! Seulement, j'espère ne pas avoir à coucher avec n'importe quoi, comme la dernière fois...Triturer un machin bizarroïde, non merci, autant me passer les mains sur une râpe à fromage. Pour l'effet, ce serait la même. Ce jour-là, je me souviens qu'après avoir vaguement discuté avec le coup d'un soir dont j'ignorai même le nom, je m'étais surpris à penser que ça n'avait aucune importance, j'aurais pu jouer aux cartes avec que je serais resté de pierre. Qui avait été au dessus ? Ce chieur ne voulait même pas me le dire, voulant faire marcher ma mémoire qui a claqué il y a des années de cela. Me connaissant, j'ai dû voir tellement clair que j'ai pas dû piger où était le trou...Tseuh. Dieu que c'est agaçant d'être ainsi. Non, je ne parle plus de même sujet, détrompez-vous... mais c'est vrai, attendez, c'est quoi ça ?...A croire que je pèse autant qu'un sac à patates à moitié plein....non, pire, vide ! J'aurais voulu être gros, juste pour le faire chier. Oui, j'aurais voulu être gros...Suite à cette profonde remarque, j'éclate d'un rire sec avant de poser mes lèvres sur le sommet de son crâne, prenant une mèche de cheveux dans chaque main comme s'il s'agissait de rênes qui me permettraient de le diriger, m'amusant à clamer de petits :


" Huuu~uuuh, Aponey ! "

Oui, mon état mental est grave. Adieu mon dernier neurone, tu sais à quel point je t'ai aimé et choyé, n'est-ce pas ? Après avoir secoué sa chevelure pendant cinq bonnes et longues minutes, je pose mon front contre l'arrière de sa tête, fermant les yeux dans l'espoir de calmer mon ardeur. J'suis vraiment pas bien, moi...En fait, inutile de m'arracher la gorge à l'alcool demain, c'est comme si j'étais bourré en permanence. Malgré les pensées qui défilent à la vitesse de la lumière, les minutes, elles, passent lentement, tandis que l'Apocalypse nous ramène jusqu'à l'appartement, n'ayant visiblement pas beaucoup de mal pour me porter : Une fois arrivés en bas, je m'agite dans tous les sens pour qu'il me libère de mon prestigieux siège, et une fois cette chose de faite, m'empresse d'aller ouvrir la porte, la maintenant ouverte pour le passage de mon colocataire. Et c'est parti pour aller spammer l’ascenseur qui ne va jamais assez vite pour moi...La courte minute d'attente passée, j'attrape Apocrypha par le bras et l'y entraîne avec moi, un large sourire aux lèvres qui pourrait limite me faire passer pour un pervers qui dévergonde les braves gens dans les ascenseurs. Mais je ne veux rien faire de mal moi !


L'étage atteint, je fouille précipitamment dans mes poches afin d'y extirper le double des clefs, me dirigeant vers la porte d'entrée...tiens ? Je sautille. Sautille de joie ? Marrant ça, je suis content de rentrer dans mon "chez-moi", pour une fois...Seulement, une fois la porte ouverte et l'intérieur dévoilé sous mes yeux ébahis, une profonde détresse s'empare de moi. J'aurais dû enfermer Saleté, mon chat, dans ma chambre...Je ne sais pas si il s'est battu avec le chien d'Apo', mais à la vue du salon...c'est bel et bien ce que je pense. Entendant les pas de mon colocataire se reprocher, je ne peux empêcher mes mains de trembler et soudain, la peur de me faire engueuler monte en moi, comme incontrôlable, folle. Je ne peux retenir un rire nerveux tout en laissant mon regard fixé sur cette bête sadique qui déchire dans sa descente les beaux rideaux de mon ami. Tiens. Ses rideaux...Je me demande combien il les a payés ? Combien je devrais rembourser ? Ah non. J'ai plus d'sous. Du coup, est-ce qu'il faut que ma vie défile maintenant ou plus tard ? Non pas que je m'inquiète au point d'en avoir des sueurs froides, mais disons qu'il se rapproche rapidement le corniaud, et lorsqu'il va voir la cata', je sens que je vais m'en prendre gros sur la patate. Je fais quoi ? Je lui ferme la porte au beignet le temps d'arranger les dégâts ?! Jamais je n'aurai assez de temps ! Dans ma tête, les pensées se chevauchent et s'étreignent, j'imagine toutes les situations possibles et imaginables, m'insultant de tous les noms d'oiseau, existant dans le dictionnaire ou pas ! Pourquoi j'ai pas fermé la porte avant de partir ?! Non mais regardez-le, ce putain de chat est en train de me narguer ! Tout en faisant perdurer ses ronrons insupportables comme s'il ricanait au nez de mon désarroi, il passe entre mes jambes avant de se ruer vers mon colocataire, escaladant ses mollets puis remontant peu à peu pour accéder à son perchoir : Son épaule. Sale bête. Dire que c'est moi qui vais prendre pour lui...L'air assez mal à l'aise, je lui accorde un -peut-être- dernier sourire, resserrant un peu mon écharpe autour de mon cou : Qui sait, s'il veut me le trancher, ça ferait peut-être office de protection avec un peu de chance. Beaucoup de chance :

" Apooo'~ ? Nouveau jeu. Tu entres en te bandant les yeux parce que là, y a des choses pas belles à voir. T'es partant ?... "




HRP : Du coup, il faudrait pas continuer dans l'appart à Apoc-Apoc ? :3

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Wanna play ? [Iska]
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