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 Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]

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MessageSujet: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mar 7 Déc 2010 - 21:08

Aujourd’hui, je ne fais rien. C’est une décision prise de manière unanime et consensuelle par ma tête, mon cœur et mes parties viriles. Il n’arrivera rien en ce jour. Point de chose qui soit fâcheuse, déplaisante, ou plus tentante que le néant. Je m’occuperai à siroter mes pensées déjà travaillées jusqu’à la moelle. Tout cela ne sera qu’une pure perte de temps, et j’en suis conscient. Mais il faut s’y tenir, quoi qu’il en coûte. Une journée comme celle-ci n’arrive pas deux fois l’an. Ne pas prendre parti. Ne pas s’enquérir du moindre soupçon d’envie ou de déraison. Ainsi je serais. Ainsi tout sera. Nul débordement ne pourra me tenter, je m’en convaincs bien vite. Mes yeux ne lorgnent pas, ils lisent sans comprendre. Le monde défile, las, sans saveur ni odeur. Le goût a trépassé et ne m’appartient plus. Comme le reste. Je vais, au gré du vent. Et celui-ci, prit d’une fugace volonté, me conduit où il le veut. Il m’abandonne au sein de sa nature profonde. Chez sa maîtresse, dame des plus nobles, il me laisse marcher sans retenue. Alors je me perds à jamais. À demi conviendrait mieux. Mais qu’y puis-je ? Il est déjà trop tard.

« Monsieur ! Monsieur ! Vous n’auriez pas vu passer mon chien ? »

Mes yeux semblent se rouvrir. Ah, non. Ce n’est que pour apercevoir un gosse. Un de ces petits nippons qui finira par bosser dans un bureau au je-ne-sais combientième étage d’une de ces saloperies de tours inhumaines. Il a déjà la tête de l’emploi. Pauvre de lui. Dire qu’à son âge, qui n’est sûrement pas supérieur au nombre de doigts dont disposent encore mes deux mains d’artiste intactes, il parle déjà presque mieux le japonais que moi.
Mange toi ça, sale gosse. Je n’aime pas les nains, et encore moins quand ils viennent troubler mon repos. S’il y a bien quelque chose de sacré, plutôt que vos dieux auxquels je n’ai jamais rien pigé, c’est bien ma tranquillité. Que l’on me dérange pour une cause valable passe encore. Je n’ai rien contre une jeune et jolie demoiselle en perdition qui me demande de lui sauver la vie, ou contre le fait de récupérer une belle somme pour un modeste service. Je serais même prêt à aller sauver un futur noyé ou à prendre l’appareil d’un touriste pour prendre une photo souvenir. Mais écouter les idioties d’un môme qui n’est pas capable d’assumer la plus simple des responsabilités, ça non. Après, on s’étonne que le monde va mal. Dès le plus jeune âge, les chiards s’amusent à laisser tomber leurs prérogatives pour nous laisser la merde. Je dis non. Je n’ai pas hérité la Terre de mes parents. Je ne fais que l’emprunter à ces futures golden boys.

« Hum… »

C’est un peu venteux, comme temps, non ? Maintenant que j’y pense, je ne vois pas bien pourquoi je me retrouve ici. L’iode a dû m’attirer. Saleté. Je me laisse donc corrompre si aisément ? Ça ne me ressemble pas. Je devrais être plus prudent. Même si je suis censé ne rien faire aujourd’hui, ce n’est peut-être pas une raison pour laisser mon esprit vagabonder et s’affaiblir de la sorte. À ce rythme, je risque de mal finir et de ne pas passer la journée. La mer prend l’homme, paraît-il. Heureusement que je m’en suis rendu compte à temps. Merci gamin, en fin de compte. Ou plutôt tant pis. Je suis planté là, à observer les flots, finalement. Un air songeur, la chemise noire qui vole au vent et laisse voir mon tee-shirt blanc comme cette neige qui tombera possiblement dans les semaines ou mois à venir, j’attends. Quoi donc ? Rien. C’est ça qui est beau. Un frisson pourrait me saisir, mais non. L’envie de faire autre chose aussi. Mais c’est la même chose. Je suis bien. Oui, bien.
Puis mes yeux se plissent. L’image d’un pays lointain. Réminiscence d’un passé que je veux oublier. Des contrées sauvages. Désertes, comme à présent. Des étendues d’herbe, d’eau tumultueuse et… nan, je déconne. Je me souviens juste que cette langue qui m’est revenue instinctivement est la mienne. Je suis tchèque. C’est cool, je trouve. Les petits bridés ne m’accepteront jamais totalement, mais je m’en fous. J’ai refait ma vie ici, alors ils peuvent crever s’ils pensent me voir déguerpir. Je suis bien sur leur fichue terre imprenable. L’archipel me convient. Seika plus encore. Une main passe dans mes cheveux voletant, à cette idée. Ouais, tout va bien. Je n’ai rien envie de faire aujourd’hui, mais ça fait partie des choses agréables. Tout va pour le mieux. Du moins, c’est ce que je crois. Le ciel n’est pas clément. Il peut rapidement décider de me jouer un sale tour, le cochon. Je ne suis pas spécialement méfiant et il n’a pas grande raison de m’en vouloir, mais sait-on jamais. Je ne reste pas en place. Je marche, encore, dans le sable fin de ces côtes presque idylliques. Tout ça ne dure pas. Un malheur n’arrive jamais seul. Un bien lui succède toujours. Même s’il n’a été question que de craindre une pluie subite, qui n’arrivera probablement pas, cette décision de bouger n’est pas sans conséquence. Car, que vois-je ? Je n’en sais rien. C’est un peu loin. Autant approcher. Ce n’est pas si éloigné que ça, quand j’y pense, et je suis tout à fait capable de dire qu’il s’agit d’une allure hautement féminine. Mais la question ne portait pas là-dessus. Elle voulait plutôt me demander ce qui pouvait bien motiver une jeune fille d’un genre… peu local ? à venir hanter ces vastes contrées sablonneuses à son tour. Je ne sais si je l’ai précédé ou non sur cette plage, mais la réponse à l’interrogation qui trotte est sans équivoque : Je ne sais rien d’elle. Voilà qui mérite à être approfondi. Et c’est les mains dans les poches, le pas lent mais bien orienté, que je ferai face à cette incertitude devenue curiosité…

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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mar 7 Déc 2010 - 21:56

Je marche depuis plusieurs minutes sans vraiment savoir ou je vais. Quel idée ai-je pu bien avoir de vouloir visiter les environs le jour de mon arrivée de plus mon sens de l’orientation laisse vraiment à désirer mais rester enfermée ne me va pas j’ai besoin d’aire, de sentir que je suis enfin libre, de savoir que personne ne me frappera a mon retour. J’arrive sur une plage et retire mes chaussures pour marcher vers la mer et l’admirer tout en me laissant emporter par mes pensées qui me ramènent a cet été avec mon père, le dernier que j’ai passé avec lui avant qu’il ne m’abandonne et que mon cauchemar ne commence. Il n’arrêtait pas de me dire que mes yeux lui faisaient penser à ces eaux qu’il aimait tant. Je regardais les vagues s’écraser contre les rochers et repartir en arrière comme si rien ne les atteignait mais ne mentent-elles pas ? Ne sont-elles pas blessées ? Tant de questions idiotes que je me pose pour trouver une ressemblance avec elles…

- Qu’est-ce que je peux être stupide !

Je baisse les yeux et reprend ma route le long de cette plage déserte. En même temps qui serait assez fou pour venir ici en pleine hiver ? Pourtant l’endroit est si calme et si paisible que n’importe qui voudrait s’y perdre. Au loing je vois une silhouette se dessiner et tout en me rapprochant je distingue un homme. Il me semble l’avoir aperçut dans le Hall tout à l’heure ca doit être un étudiant. Je m’approche de lui jusqu’à être à sa hauteur et m’arête devant lui.

- Salut tu es étudiant n’esse pas ? Je m’appelle Emiko et toi c’est quoi ton nom ?

Je le regarde de bas en haut avant de le regarder dans les yeux. Il est plutôt mignon mais assez effrayant avec ses yeux assortis a ses cheveux d’un rouge éclatant. Je n’ai peut-être pas bien fait de vouloir le connaitre d’entrée il n’à pas l aire très sympathique mais j’espère me tromper après tout le nouveau mari de ma mère me paraissait gentil mais ne l était pas…
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mar 7 Déc 2010 - 23:03

[HORS RP : Explication : Mon personnage prend un peu de haut le tiens (fiche=> Caractères=> Peux être froid)]

Je ne me suis visiblement pas trompé. C’est une chance, tout de même. Parce qu’à force de sans cesse se fier à ses yeux, on finit par ne plus croire que ce que l’on voit. J’ai bien peur de finir par être abusé par ce genre de présomption, moi qui vis en me basant sur des clichés photographiques. Que serais-je sans image ?
Hum… En tout cas, cette apparition n’est pas des moins élégantes. Etrange. Inattendue et bienvenue. Qu’est-ce qu’une gamine aussi bien vêtue fait là ? On tourne quelque chose dans le coin ? Mes yeux s’égarent déjà un instant alors que nous arrivons à hauteur l’un de l’autre. Autour de nous, il n’y a rien. Alors, elle s’est retrouvée ici, comme ça, sans raison ? Impossible. Mes yeux se plissent. Elle me parle japonais. Logique, j’ai envie de dire. Enfin, peut-être pas tant que ça. J’ai vu sa chevelure. Sa couleur est étincelante. Encore un point étonnant. Ces petites surprises vont finir par passé, j’imagine. J’écoute ce qu’elle a à dire, observant durant ce temps ces petites mimiques attrayantes, et fini par la regarder simplement en silence. Un moment. Un peu plus. Ma main passe sur mon menton et mes joues pour me les frotter d’un air réfléchi. Pourtant, il n’y a pas besoin de ça. Qu’est-ce qu’ils ont, aujourd’hui, ces foutus gamins, à me poser tous la même question ? Qu’est-ce que je suis censé en avoir à faire de ces questions un peu classique ? Ça va finir par devenir gavant. Une chance que je sois un gars bien. Enfin, bien. C’est vite dit.


« Je suis étudiant en effet, mais pourquoi dirais-je nom à tous va ? Hum… »

J’aurais pu être plus méchant. Quelque chose m’en a empêché, mais je ne dirai pas quoi. Pas maintenant, en tout cas. Je soutiens d’abord le regard de cette fille particulière.

« Mais… »

Et voilà. Un nouveau stratagème a germé dans mon esprit. Ce n’est pas grand-chose. Cela reste une idée, pour le moment. Un simple détail. Néanmoins, je m’y accroche pour le moment. Les mains toujours dans les poches, la chemise voletant légèrement du fait de la brise marine, je fais quelques pas dans le sable. Lents. Calculés. Ils sont comme le pivot d’une caméra dynamique. Je me meus en silence. Mes mots ne surgissent plus, l’espace d’un instant. Il n’y a plus que mes pupilles pour détailler cette gamine. Je le fais d’une manière assez déplacée, qui plus est. Et pas seulement parce que je tourne autour d’elle et reste en mouvement. Non, je l’analyse plus profondément. C’est de l’intensité que voilà. Le temps semble s’arrêter pour moi. Voilà qui pourrait être gênant pour elle. Je suis dans son dos. Si elle daigne rester en place et ne pas se retourner, j’y serai encore dans un instant.

« Quel âge as-tu ? »

Ce n’est sûrement pas le moment de parler de ça. Et pourtant… Je touche ses cheuveux une poignée de seconde et fini de la contourner. Au passage, tout y passe. Normal. Je note. J’évalue. Je sens un sourire grimper en moi, bien qu’il me faille le contenir. J’ai encore la rancœur évoquée par ce sentiment de perte. Et je ne supporte pas forcément les jeunes. C’est pour cela que je cherche. Son âge m’importe. À vue de nez, je dirais… dix-sept printemps ? Mais ce n’est pas ça qui me choque. Loin de là. Rien ne me choque, de toute manière. Je suis juste intrigué. Fugitive impression. Fugitive beauté. Il faudrait qu’elle reste un peu. C’est simplement l’avantage de l’adolescence. Une rose à peine éclose. J’aimerais en savoir plus, bien que les circonstances soient gênantes. Alors un geste pour l’aide serait probablement un bon premier pas.

« Si ce n’est qu’une affaire de pseudonyme, je peux te dire mon prénom. J’aimerais pouvoir abuser un peu de ton temps… »

Brusque revirement de situation, si je ne m’abuse. Si je me suis senti indifférent au commencement, ce n’était sans doute que pour voiler la réalité des choses. Je n’ai pas envie de voir une occasion comme ça me filer entre les doigts. Ses cheveux si orangé.. Cette allure. Je crois que je commettrais une erreur en l’abandonnant à son triste sort. Plutôt que de faire cela, autant forcer un peu le destin, non ? Il n’est pas question d’un chien perdu, ici, mais plutôt d’une motivation retrouvée. Ne t’enfuis pas, gamine. Juste le temps de captiver ton attention. Accorde-le-moi…
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mar 7 Déc 2010 - 23:43

Il me répond d’un ton hautain comme si je ne valais rien… Après tout il à peut-être raison mais tout le monde mérite respect du moins c’est ce que me disait mon père… A présent le voilà qu’il me scrute comme on regarde une bête de foire enfermée dans une cage. Ce mec ne connait absolument pas la discrétion ni la politesse. En temps normal je me serait retournée et lui aurait colée ma main dans la figure mais je ne sais pourquoi je n’en fait rien et reste immobile jusqu'à ce qu’il revienne à sa place et me dise :

- Si ce n’est qu’une affaire de pseudonyme, je peux te dire mon prénom. J’aimerais pouvoir abuser un peu de ton temps…

Je reste quelque choquée par le revirement de situation. Il y a à peine quelques minutes il me snobait et voilà qu’il me demande de mon temps… Je sais que je ne devrais pas accepter mais quelque chose de mystérieux en lui m’intrigue et je décide d’accepter son invitation en posant mes conditions.

- Je ne sais pas si tu mérite mon temps mais je vais te l’accorder… Seulement si tu continue à me prendre de haut et a me « matter » comme un chien regarderait son os je m’en irais même si le chemin de l’académie m’est sortis de l’esprit…

Et voilà même ici je me mets dans des situations que je pourrais fortement regretter. J’espère que pour une fois ma décision sera la bonne.
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mer 8 Déc 2010 - 12:47

Effarant. Cette gamine a une répartie facile. Amusant. Je crois qu’elle pourrait se montrer comme étant une… proie de qualité. J’ai certainement pas mal insisté pour en arriver là. J’ai abusé, même. Mais je sais reconnaître une sorte d’inspiration lorsque je la vois. Elle en est une. C’est obligé. Si mon regard a fini sur elle, de loin déjà, c’est sûrement pour cela. Elle n’est pas n’importe qui. Du moins, pas pour moi. J’ai besoin d’en savoir plus sur elle, et celui qui m’en empêchera n’est pas né.

« Intéressant… »

J’aime ce terme. J’aime le mot. Dans toutes les langues, il est aussi intuitif, pour moi. Bien que je ne maîtrise hélas pour tous les dialectes parlés dans le monde, l’intérêt est une chose qui ne m’échappe pas. Aussi, je ne peux pas lâcher cette demoiselle. Qu’importe les mots qu’elle dira. Ils auront beau être réels ou complètement déplacés, cela n’aura le don que de m’enjouer davantage. Je n’en montre rien. Je sais rester sobre. Mais son sourire, même faux, a un petit quelque chose. Salace…

« Je n’ai que faire de ce qui est légal ou non. N’as-tu pas encore compris que je n’étais pas français ? Ma belle gueule, comme tu l’appelles, n’a rien à voir avec ces petits nippons. Je ne souhaite pas te faire perdre ton temps comme ils auraient coutume de le faire. Je te propose bien plus… »

Ne pas se perdre. Ne pas s’égarer. S’il faut en venir à tenir des promesses, la partie menace de devenir risquée. Je n’ai rien contre, seulement…
Je plisse les yeux, de nouveau face à elle. Ils descendent encore sur ses jambes. Ils observent, enregistrent. Ses pieds sont nus. C’est un élément qui compte. Elle semble même avoir ôté ses bas. C’est sans doute du fait de tout ce sable. La plage n’est pas l’alliée des pimbêches. Or, elle est là. Elle ne peut pas en être une. Je distingue une tentative de lutter contre moi, de ne pas se sentir écrasée, dans sa voix et son attitude. Elle tente d’avoir de la prestance. C’est le cas. Ou presque.


« N’essaie pas d’être plus racoleuse que tu ne l’es vraiment. Tu finirais par ne plus pouvoir contrôler ton environnement. Ni ta propre vie… »

Le regard hautain. Je souris. C’est même plus que ça. Je me délecte de sa personne. Si je pouvais éviter d’être trop acerbe avec elle, j’aimerais l’éviter. Mais j’ai comme l’impression d’avoir commencé d’une manière assez agressive. Reste à voir comme elle répliquera. Quelque chose me dit qu’il va être difficile de trouver un terrain d’entente. Dommage. Tant pis. Cela me réjouit tout de même. Elle est là et n’est pas partie. Les choses vont commencer à devenir plus intéressantes encore.
Alors je la regarde ailleurs. Je suis les courbes de son corps, de ses hanches. Sa tenue n’est pas dégueulasse. Elle est bien mise en valeur. Etait-ce sa volonté ? Cela n’est pas censé avoir quoi que ce soit à voir avec moi, de toute façon. Je détaille donc un instant son visage et m’arrête sur ses fines lèvres. Il en sort des sourires et des paroles pleines de dérision, d’après ce que j’ai cru comprendre. Vérifions cela.


« Si tu n’étais pas si petite… »

Je commence à peine que, déjà, je m’arrête. Il n’y a pas besoin d’en dire bien plus à ce sujet. Nous nous connaissons à peine que la dispute éclate presque. Il n’en est rien, en fait. J’ignore encore beaucoup trop de choses d’elle. Il va falloir construire cette relation sur l’affrontement. Un dialogue qui se veut aussi constructif que destructeur. Intéressant. Encore. Mince, je me répète. Mais un début de rire, ou de ricanement, vient laisser poindre le bout de son nez. Un léger « Hu », de mon sourire jusqu’à voilé, se manifeste. C’est en coin. C’est comme de la moquerie, même s’il n’en est rien. Elle n’est pas du genre à garder sa langue dans sa poche, et c’est tant mieux. Du coup, il faudra bien qu’elle réplique. Je n’attends que cela. Je voudrais bien trouver une petite assez énergique. Ça m’a tout l’air d’être son cas. Il ne lui manque qu’un peu plus de classe. Elle a tout ce qu’il faut, en dehors. Charme. Attractivité. Innocence. Humour. Retenue. Indépendance. Regard. Riposte. C’est en quelque sorte la candidate idéale. Mais pas pour n’importe quoi. Et je n’aime pas le fait qu’elle ait tenu à se défendre par son âge. J’ai dû viser juste. Qu’importe… Elle a changée de sujet….
Une fois de plus, je vais devoir être particulièrement attentif. Ses réactions, assez bien maîtrisées, sont toutes importantes. Et un point tout aussi essentiel vient de m’apparaître. Elle n’est pas là pour rien. Est-ce cela ? Elle n’est pas restée près de moi juste pour le plaisir de discuter. Une gamine ne persiste pas dans le froid, sous les yeux d’un homme pouvant vraisemblablement passer pour un pervers ou provocateur, à subir ses œillades et mots trop violents, juste pour se plaire à ses côtés. Non, il y a autre chose. Elle n’est pas stupide. Sinon, je ne lui parlerais pas ainsi, c’est évident. Alors, quoi... ?


« Sinon, que fais-tu ici recherche tu quelque chose ? Te promènes-tu tout simplement ?»

Mes yeux se plissent. Mon sourire persiste. Je passe une main dans mes cheveux. Les siens m'attirent de nouveau. Bientôt...
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mer 8 Déc 2010 - 13:26

Il continu sur son ton hautain et me regardant de bas en haut. Je devrais sans doute respecter ma parole et m’en aller mais mes jambes sont comme paralysée. L’agacement grandit en moi à mesure qu’il me prend pour une gamine. Papa je t’en prie aide moi à réagir !

- Tu m’as promis ton prénom mais je ne connais pas encore… Tu n’es pas un homme de paroles à parement et malgré ma petite taille je ne suis pas si jeune que ca j’ai ma majorité et si je ne suis pas assez bien pour toi dis le moi tout de suite au lieu de me prendre de haut !

Ce Garçon est tel l’iceberg qui à fait sombrer le Titanic ! Est-ce un jeu pour lui ? S’amuse t’il à rabaisser toutes personnes qu’il croise ou apprécie t’il simplement le conflit ? Si c’est bien cela il va en avoir pour son grade…

- N’as-tu donc jamais appris ce qu’est le respect ? Es-tu toujours aussi froid ?
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mer 8 Déc 2010 - 13:55

Ainsi donc, il faut en arriver là. Se mettre en avant. Pousser le bouchon toujours un peu plus loin. Ne pas abandonner. Ne rien lâcher. Rien. Jamais. Si c’est ainsi qu’il faut s’y prendre, alors je le ferai. Je ne laisserais rien m’échapper et me battrai avec cette gamine jusqu’au bout. Où croit-elle que la provocation peut la mener ? À ce jeu, je suis le meilleur. Je suis un dieu. Assurément. Tu as beau être une amusante petite fille, tu restes ce que tu es. Ne te prends pas pour n’importe quoi. N’as-tu pas comprit mon avertissement ? Ne pisse pas plus haut que ton cul. Tel est le conseil que j’aimerais te donner. Mais si tu ne peux le comprendre, je te montrerai la route que prennent ceux qui osent me défier ou se mettre en travers de ma route. Inconsciente. J’ai de grandes choses à te proposer et tu te contente de me demander ce que c’est. Agenouille-toi. Demande-moi avec ferveur. Tu n’obtiendras rien, autrement.

« Quoi que tu cherches, je peux te l’apporter. Saches-le… »
« Tu m’as promis ton prénom […] N’as-tu donc jamais appris ce qu’est le respect ? Es-tu toujours aussi froid ? »

Il est un détail qui me reste en travers de la gorge. Ce rapprochement trop poussé, trop vif, me gêne. Qui est-elle pour passer si vite au tutoiement ? N’a-t-elle plus d’égards pour mon âge ? Je dois pourtant lui paraître assuré et puissant. Il suffirait d’un rien pour que je la broie. Mais non, elle persiste. Elle me considère comme son égal. N’est-ce pas moi qui l’ai appâté, malgré tout ? Mes yeux sont plissés. Mon sourire s’est effacé lorsqu’elle a daigné s’approcher de moi si impudiquement. Gamine. Gamine. Gamine !

« Tu m’as tout l’air d’être une jeune fille assez fière, mais n’oublie pas que n’est qu’une gamine. Et ta position ne te met à l’abri de rien. Je ne t’offre donc… que la possibilité d’être plus que ça… »

Mes doigts l’effleurent. Mon esprit renonce… Pourquoi, pourquoi je commence à me remettre en question, ne suis-je pas quelqu’un d’extraordinaire… Que dire…

« Tu m’as parlé de respect, mais tu n’as même pas su être digne de me répondre toi aussi ! Par pur fierté je vais te donner mes initiales H.Y…»

Ce n’est pas un appel. Je ne cherche pas à obtenir d’elle une réaction démesurée. Seulement, l’observant d’un regard vaguement hautain et dédaigneux, je souris en coin. Je l’admire tendrement. Son visage poupin est délicatement attrayant. Ses yeux d’une couleur presque plus frais que les miens m’amusent. Je voudrais qu’elle comprenne bien ce que j’ai à lui offrir. Cette rencontre, sur cette plage quasi-déserte, n’est pas un hasard. Il fallait que cela arrive. Je cherche bel et bien une petite comme elle.

« Apprends à savoir où est ton intérêt, avant de forcer le destin à suivre ta volonté. Tu finiras par te retrouver n’importe où, autrement, et je ne serai pas là pour te sauver. »
« Puisque tu es si jeune que je ne pourrais te toucher sans en subir les conséquences, j’imagine que tu as encore bien le temps de réfléchir et de faire ce que tu estimes être le mieux de ta vie. Mais n’oublie pas que certaines occasions ne se présentent qu’une fois. On ne rencontre pas des Anglo-Japonais tous les jours… »


Je ne sais pas si évoquer le coup du temps est la meilleure chose à faire. Un ultimatum, à son âge, est quelque chose d’étrange à gérer. Je lui laisse sa chance et sait qu’elle la saisira. Mais la manière est possiblement mal choisie. Quelques mots bien placés, suivis d’un magnifique sourire et d’une rapide caresse sur sa joue suffiront. Je n’en doute pas. Après tout, que faire ? Je me retourne, marche quelques mètres et ralentit mon allure. Va-t-elle me suivre ?
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mer 8 Déc 2010 - 14:47

Après sa caresse aussi rapide soit elle sur a joue je le vois s’éloigner de moi. Surement s’attend t’il à ce que je le suive mais je n’en fait rien au contraire je ‘assis dans le sable face à la mer et me contenta de lui répondre en parlant un peut plus fort.

- Pourquoi répondre à un homme qui ne me répond pas ? Contrairement à ce que tu crois je ne suis pas une gamine ! J ai 18 ans et que tu sois anglo-japonais ne m importe gère tu pourrais être le pape que je n’en aurais rien à faire ! Tu ne vaux pas mieux que moi et pour ta gouverne je ne suis pas française non plus j ai débarqué dans ce pays ce matin !

Le voyant s’arrêter je prie pour qu’il fasse marche arrière… Je souhaite qu’il abuse un peut plus de mon temps !

- Ton nom à présent ? Je me vois mal t’appeler H.Y ! A moins que ton dépars veuille dire que mon temps ne t’intéresse gère dans ce cas ton no ne me sera d’aucune utilité je ne t’emmerderai plus !

Je continua a contempler la mer attendent qu’il vienne me rejoindre et essayant de ne rien laisser paraître de mes envies.
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mer 8 Déc 2010 - 15:11

Adorable. C’était le premier mot qui me vient. À bien observer cette jeune fille, c’est amusant, mais je n’arrive à lui trouver aucun défaut. Elle joue parfaitement son rôle. Aucune réaction déplacée. Rien que du pur sentimentalisme, ne me semble-t-il. C’est finalement assez dommage, mais je crois que je suis prêt à la suivre. Euh… l’inverse. Il faut qu’elle me suive. N’est-ce pas ce qu’elle compte faire ? La manière qu’elle a de bouger, et de paraitre vouloir m’échapper, est assez similaire à une esquive. Masquée, bien entendu. Va-t-elle fuir ? J’espère bien que non…

« C’est assez facile ta façon de réagir…Je m’appelle Hênan… Maintenant toi seule est apte à me suivre ou non »

Quand j’y pense, j’ai peut-être mis la barre un peu trop haute, tout à l’heure. Essayer de l’appâter, c’est… bof. Elle n’est pas de ce genre. C’est une gamine qui m’a l’air intelligente. Fort bien mesurée. Je ne cesserai probablement pas de le répéter, mais… elle est adorable. Ses mimiques sont vraiment mignonnes. Voilà qui est bien rare. Je pense avec le sourire. Ce n’est pas cela qui sort de l’ordinaire, mais c’est plutôt ces termes. Habituellement, je les aurais employé de manière péjorative, voire moqueuse. Toutefois, là…

« Je ne sais pas si je saurai porter à moi seul toute la gloire de mon peuple déchu, mais… j’essaierai… »

Mince. Il me faut la suivre. Voilà qu’elle se carapate. Petite insouciante. Ou trop soucieuse, peut-être, au contraire. Elle sait ce qu’elle fait. Je ne peux m’empêcher de le penser. J’aime les petites calculatrices. Ce jeu est parfait, tout simplement. Je vais prendre un malin plaisir a essayer de ne pas manquer mon but et de l’atteindre comme il faut, à l’endroit où il faut, et quand il faudra. Je persiste à sourire et me lance à sa suite. Lentement. Sans me presser aucunement. De toute façon, elle n’a pas l’air pressé. Elle ne court pas, c’est déjà ça. Alors je la rattrape, restant à deux pas derrière elle, et affiche mon attitude enjouée. Elle reste assise…

Après cela, elle pourra dire ce qu’elle voudra. Peut-être que mes mots sont choisis pour l’amadouer. Pour lui faire plaisir. Pour la faire se rengorger de fierté. Je n’ai pas dit que tout lui était adressé. Mais j’imagine que l’allusion est assez univoque. Quoi qu’il en soit, je regarde devant moi. Cette longue allée de sable jusqu’à la berge ne doit pas être très pratique pour elle. Evidemment, mes yeux redescendent jusqu’à ses chaussures. Je n’en ai jamais porté de telles. Les miennes, avec cette chemise noire volant au vent par-dessus un tee-shirt blanc, et ce jean’s, sont de simples chaussures de ville. L’homme est peut-être favorisé sur ce point. Si je portais les mêmes choses qu’elle, je passerais pour un type efféminé. Il ne reste pas grand choix, à part des baskets ou chaussures de marche. Des rangers ? Des santiags ? Des bottes à éperon ? Des après-ski ? Bof, très peu pour moi. Mais je regarde un moment la jeune fille et ose m’approcher de son oreille pour lui murmurer. Pas trop près quand même. Je crois qu’il me faut garder un peu de distance, finalement.

« Comment aimerais-tu que je sois ? »
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mer 8 Déc 2010 - 16:29

Je me sent si soulagée quand il se met à mes côtés et lorsqu’il me parle dans le creux de l’oreille je sens un frisson me parcourir. Je tente de lui répondre le plus normal possible.

- je veux que tu sois simplement toi… Comment puis-je te demander de changer si je ne te connais pas ?

Je tourne la tête vers lui et le regarde fixement dans ses yeux. Son regard m’hypnotise tout comme sa beauté. Malgré son cœur froid je suis persuadée qu’un peut de chaleur se cache en lui !

- Tes yeux sont absolument magnifiques quoiqu’un peut effrayant… Quel âge as-tu Hênan ? Pourquoi être venu ici ? Enfin je veux dire dans cette ville, à cette académie…

Et voilà que je m’embrouille et que je fais ma curieuse… Gênée je me couche sur le dos et ferme les yeux attendent impatiemment d’entendre à nouveau sa voix.
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mer 8 Déc 2010 - 17:00

[Note:Remarque qu'il ne dit plus gamine...]

Etonnante. La jeune fille respire la joie de vivre. Ou, du moins, elle est le symbole même de la demoiselle vivante, pleine de passion et d’enjouement. Bien que ce ne soit pas forcément clairement visible et qu’elle ait plutôt tendance à vouloir me refouler que de m’attirer vers elle, j’ai comme l’impression de ne pas faire bonne route. Je progresse lentement mais sûrement. Mes mots, choisis avec soin, donnent une allure bien particulière à notre rencontre. Je m’efforce de la désennuyer. De faire vivre tout cela. Il serait bien dommage qu’elle n’aime pas ma façon d’être. J’apprécie la sienne, alors j’imagine qu’il n’y a pas de raison que la réciprocité n’opère pas. Parce que, de toute manière, je compte bien insister et récidiver. Je dirai des tas de choses pour la faire réagir, si elle n’aime pas ma façon de lui témoigner mon intérêt. Je suis sûr d’avoir ces possibilités en réserve. Et il me paraît peu probable qu’elle ne sache apprécier mes propos. Intelligente…
Dans son regard profondément bleu, je devine bien des choses. Des détails qu’il pourrait bien être fatal d’ignorer se révèlent. Je distingue lorsqu’elle s’amuse. Et je ne m’en passe pas. J’adore voir ses petits sourires. Qu’ils soient en coin, franc ou quoi que ce soit n’a pas vraiment d’importance. Tout ce qu’il me semble utile de remarquer, c’est sa joie. Elle n’est pas une fille dépourvue d’humanité.


« Etre moi… Je suis … »
« Des yeux effrayants…Je vois ! J’ai 19 ans et demi et je suis ici depuis un ans et demi à cause… »


Trop dure pour lui en parler…
Nous sommes côte à côte. Cela me sied à merveille. J’époussette modestement mes chaussures pouvant accueillir encore un peu trop de sable sur leurs flancs et souris en me redressant. J’aurais pu aller jusqu’à effectuer une courbette, mais bon. Il ne faut pas trop en faire non plus. Je ne doute pas qu’elle pourrait finir par s’y croire. J’ai bien autre chose à lui faire partager qu’une illusion aussi grossière.


« Bref, il est inutile de parler de moi »

Mon ton est assez sec. Il n’y a pas à dire, j’ai envie de la provoquer. Même s’il est inutile de songer à la prendre dans mes bras pour la réchauffer ou m’approcher un peu de trop, je suis vaguement frustré de la voir dans cet état et démontrer une telle hargne à me considérer comme un illustre inconnu susceptible d’être indifférent des autre... Je suis quelqu’un d’unique !

« Mais sinon parlons de toi, j’aimerai savoir un peu plus de la personne à qui je m’adresse. »
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Mer 8 Déc 2010 - 18:04

Je me redresse et me place en face de lui pour le défier du regard. Si tu crois que je n’ai pas remarqué ton jeu tu te trompe et je déteste être la proie de quelqu’un ! A ce petit jeu le vainqueur sera moi et ensuite je t apprendrais à parler à une femme come elle le mérite. Je lui tourne dos et marche pieds-nu vers l’eau pour y entrer malgré le froid.

- En quoi je serais plus intéressante que toi ? Ne te lasse tu jamais de te croire supérieur ?

Je sais parfaitement que je ne devrais pas perdre mon temps avec lui mais il est la première personne que je rencontre et même en jouant les mystérieux je veux le découvrir et le connaître… Je retourne d’un pas lent vers lui et m assieds a ses côtés plus près que tout à l’heure.

- N’évite pas mes questions pour me poser exactement les mêmes par la suite… Si par hasard je devine la raison de ta venue me le diras-tu ?

Encore une fois je me noie dans son regard attendent encore de boire à nouveau ses paroles. Ne me fuis pas je t’en supplie… Confie toi à moi je saurais t’écouter sans te juger et peut-être que je pourrais même partager ta souffrance.
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Ven 10 Déc 2010 - 8:01

Il n’est pas évident de ne pas sourire. Cette petite est superbe. Tant par son caractère que par ses agissements et… son corps. Visiblement, je n’ai pas mis la main sur une gamine qui soit trop enfantine de ce côté. Elle a su garder un visage presque poupin, enfant, si charmant que l’on oserait ni la frapper, ni la gronder. Et puis il y a sa chevelure d’or. Et ses mains si fines et adorables. Tout en elle respire la vie. Je dois me répéter, j’imagine. Pourtant, chaque seconde passée avec elle me fait un drôle d’effet. J’approuve. J’approuve mon choix. J’approuve le sien. Evidemment que je la protégerai. Je la préserverai de n’importe quoi…
Il est bien amusant qu’elle joue d’ironie avec moi. Car, après tout, n’est-ce pas mon arme principale ? Que sais-je faire d’autre ? Je m’amuse du monde. Je m’amuse de tout. Un rien m’enjoue. Elle va finir par me réjouir plus que tout. Il est aussi intéressant de voir comme elle se complait à se croire prête à m’exaspérer, à me dominer, à manipuler mes sentiments à ma guise. Il suffirait probablement d’un rien pour qu’elle tombe de haut. Ce n’est pas que je n’ai que faire d’elle. Loin de là. Mais il en est tout autrement de ce qu’elle semble croire. Nos caractères s’opposent si gentiment. Je souris à la moindre de ses provocations. Ses mots sont bien choisis. Voilà une admirable demoiselle. Je ne connais pas grand-chose d’elle, mais le passé a dû la fabriquer en prenant son temps. Elle a été façonnée dans un moule peu commun. Je ne dirais perfection, mais…


« Mon passé, tu n’en sauras guère…. »

Je regarde un instant son bassin, comme pour ajouter un rien d’obscénité à mes mots. Mais mon amusement légèrement en coin revient à ses pupilles océan pour s’y complaire.
Si ma pression demeure légère et n’a pas pour but de lui faire le moindre mal, elle n’est toutefois pas anodine. Je l’ai attrapé, saisis, parce qu’elle m’a invité à le faire et que rien n’aurait pu se dérouler autrement. Les circonstances sont telles. Je referme mes doigts sur sa main. Je les mêle aux siens. Je ne la relâcherai pas pour le moment. Ni plus tard, si cela se trouve. Comment compte-t-elle réagir, maintenant ?

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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Ven 10 Déc 2010 - 10:53

Pourquoi ce geste ? Non pas que ca me déplaise mais est-ce juste dans son jeu ou en avait-il vraiment envie ?

- Que veux-tu de moi ?

N’esquive pas ma question une fois encore… De ma main libre je laisse glisser une poignée de sable recommençant ce geste encore et encore comme stressée. En moins d’une seconde ce garçon à réussis à me faire perdre toute mon assurance !

- Quand j’étais petite, mon père m’emmenait souvent à la mère ! Il adorait cet endroit il disait que ces eaux me ressemblaient aussi forte mais fragile à la foi que moi… pour ses derniers jours quand il était à l’hôpital il me disait que rien qu’en me regardant il avait l’impression d’être sur la plage au lieu d’être dans un lit inconfortable dans cette chambre blanche aux odeurs de désinfectant… Demain ca aurait été son anniversaire…

Mes yeux sont remplis de larmes et je peine à les empêcher de couler. D’une voix mal assuré je continue…

- Voilà tu connais le début de mon cauchemar… penses-tu encore être le seul à avoir vécu l’enfer ?

Confies-toi à moi comme je l’ai fait… Je suis prête à partager ta peine aussi lourde soit-elle !
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Ven 10 Déc 2010 - 19:55

Comment définir tout cela ? Emiko est si… si… impossible. Le mot est sans doute impossible à trouver pour la définir, mais c’est peut-être celui-ci qui convient le mieux, finalement. Elle est intenable. Improbable. Irréalisable. Difficile. Intenable. Insoutenable… Nous nous éloignons du sujet. Déjà, cette hypothèse attire d’autres idées. Des suggestions naissent dans mon esprit. Je n’ai jamais réussi à supporter ce terme dans toute sa complexité : insoutenable. Il est pire que tout. Plus fort, plus grande, plus long. Infini. Il s’en approche. Sa durée ne peut prendre fin sous l’éprise des vivants. Il faudrait être fou pour lui donner un terme. Ou devra-t-il cesser pour avoir été suffisant ? Nul ne le sait. Nous ne pouvons voir ce qu’il est réellement. S’il est vraiment insoutenable, alors notre âme s’enrhume à sa simple évocation. Il n’y a donc rien à faire. Rien à dire. S’il faut que la vie, ou quoi que ce soit devienne insoutenable, alors… autant y renoncer. Je refuse.

"Ton enfer est un paradis pour moi… Si seulement cela n’était que cela ! Je n’ai pas perdu une simple personne. J’ai perdu la…"
"
Je ne pus terminer ma phrase, foutue gamine. Pourquoi a-t-elle besoin de fouiner dans mon passer… Je devrais être le seul à le connaitre, oui le seul !!!

"Je crois que j’en ai terminé, je suis Hênan Yuji, j’ai 19 ans et c’est tout ce dont tu auras besoin de connaitre."
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Ven 10 Déc 2010 - 20:29

Je le sens me filer entre les doigts… Je ne veux pas qu’il parte ! Je ne veux pas qu’il me laisse seul !

- Je t’ai fais te souvenirs de mauvais jours… J’en suis désolée vraiment ! Je voulais simplement en savoir plus sur toi comme toi tu voulais en savoir sur moi…

Je ne sait quoi dire pour le retenir…

- Je comprendrais si tu ne voulais plus passer du temps avec moi j’ai le don de dire des choses que je regrette dès que je stresse un peut…

Je lâche sa main et m’avance de quelques pas tremblant quelque peut de peur. Peur de recevoir un coup pour l avoir mis en colère, peur qu’il ne parte et ne veuille plus me voire, peur de ne plus sentir sa peau si douce, peur de ne plus entendre le son de sa voix, de ne plus voir ses sourire en coin et de ne plus me perdre dans ses yeux !

- Tu avais raison je me donnais une apparence qui n’était pas moi, c’était ma façon de me protéger… Je te demanderai plus rien je me contenterai de t’écouter et de répondre a tes questions mais je t’en supplie ne me laisse pas !

Je me retourne et me place en face de lui plus loing que tout à l’heure. J’ai fait le pas je me suis dévoilée maintenant a toi de faire le reste… Sauras-tu me pardonner ? m’offriras-tu la chaleure de tes bras ?
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Sam 11 Déc 2010 - 17:51

Il est bien difficile de dire ce que je pense de cette jeune fille. En fait, j'imagine que la définir serait bien trop réducteur. J'en oublierais la moitié. Elle ne mérite quand même pas ça. C'est une gamine entière. Elle semble penser à tout. Tout est prémédité. Rien n'est laissé au hasard. Rien. Etonnant, pour une vie si courte et une taille si loin de porter à l'arrogance. Enfin, je me doute que ce n'est pas cela qui l'arrête. Ce qui est petit est mignon. Ce qui est vif d'esprit est dangereux. Ce qui cumule les deux est un sacré phénomène. Qui eut cru qu'une telle machination puisse germer dans ce petit corps délicat ? Elle a réussi à venir jusque chez moi, tout de même. Ce n'est pas rien. Enfin, ça, c'est ce qu'elle croit.

« Tu me déçois j’aurai pensé que… »

Mes yeux trainent de-ci, de-là. Ils prennent des notes. Jamais ils n’oublieront rien. Ils clignent très vaguement et s’approchent de la demoiselle. Je fais de même, contraint et forcé de suivre les décisions de mon corps. Bien souvent, les sens dominent et nous nous contentons de cela. Une première impression. Il faut suivre. Il faut être toujours là où l’intérêt et les questions nous portent.

« Un jour, peux être, on se reverra. »

Je ne sais si tout cela est déplacé. Mon sourire est infime. Elle savait logiquement à quoi s’attendre en me suivant. Tout ceci n’est qu’une formalité à remplir. Il faut la mettre dans le bain. Au sens propre, comme au figuré…
Je me retourne, et je m’en vais. Je n’ai que trop tardé, mon fils m’attend…

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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Sam 11 Déc 2010 - 18:38

Je le vois s’éloigner et d’un coup je sens la rage m’envahir. Je me lance derrière lui et le rattrape par le bras l’obligeant à se retourner je lui fais fasse et le regarde d’un regard remplis de colère et sur un ton froid je lui dis …

- Peut-être que je te déçois mais toit aussi tu me déçois ! Je te pensé différent des autres hommes mais finalement tu es le même ! Qu’es qu’une femme est pour toi ? Un objet avec le quel tu joues et que tu jettes dès que tu en à assez ? Arêtes de rabaisser les gens de les faire se sentir coupable de ressentir une attirance quelconque que de toute façon tu ne mérites pas ! Finalement je n’ai pas besoin de te connaître pour savoir que tu es un pauvre mec trop lâche pour affronter ses propres sentiments et que tu t’amuse du malheur des autres ! Tu me prends pour une gamine qui pense que personne n’a connu de perte pire que la tienne… Et oui malgré tes phrases infinie j’ai su deviner ton histoire du moins je pense une partie… Je n ai peut-être perdue que mon père et toi l’amour mais soit heureux d’en avoir reçus, de l’avoir connu ! J’en suis privé depuis la mort de mon père ! Bien sure il me reste ma mère mais elle m’accuse et son crétin de mari n’en parlons pas il se croit en droit de me punir pour sa mort et le bien de ma mère tous les jours alors que le seul coupable de sa disparition est le destin !

Je m’arête quelques secondes juste le temps de reprendre ma respiration et reprend toujours sur le même ton…

- Redescend de ton nuage noir, même si ce n’est pas pour les mêmes raisons tous le monde souffre et ce n’est pour ca qu’il faut s’arête de vivre ! Comment me voyais-tu ? Sage, sans problème, docile et que tu arriverais rapidement a me mettre dans ton lit et finalement tu me trouve beaucoup moins désirable parce que je n’ai pas ma langue dans ma poche ? Pour quelqu’un qui voulait profiter de mon temps tu as vite baissé les bras… Tu cherches une de ses pétasse qui serait d’accord de se livrer à toi sans te connaître bein désolée je ne suis pas comme ca !

Je m’éloigne de lui et me rassied sur le sable près de mes chaussure. Je relève ma jupe laissant apparaître mes jambes remplis d’hématomes et de plaies encore ouverte pour remettre mes bas et mes chaussures et me relever pour reprendre une direction au bol ne sachant plus le chemin pour rentrer à l’académie. Arrivé a hauteur d’Hênan je lui lance un dernier regard en m’arrêtant en face de lui.
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Dim 12 Déc 2010 - 0:07

Emiko, insaisissable jeune femme. Etonnante. Ecœurante. Si pleine de vie que je ne peux espérer l’atteindre. Elle est intouchable. Inarrêtable. Sa fougue se sent. Je risque de me répéter, dans mes dictions et pensées mais… n’est-ce pas insoutenable ? Ne l’est-elle pas au moins ? N’est-elle pas la plus irréductible et insurgée des demoiselles ? Je crains de ne pouvoir m’emparer d’elle. Oui. Pour la première fois de ma vie, j’ai l’impression de n’être pas assez fort. Elle est partout. Omniprésente. Incroyable et vertigineuse. Son incessante activité me bouscule. Je vais tomber de mon piédestal. Ô, incertitude. Pourquoi m’as-tu convié en compagnie d’une telle présence ? Méritais-je donc à ce point ton mépris ? J’ai donc trouvé plus fort que moi. Je suis trop vieux. Elle est trop active. Mouvante. Rien ne peut stopper cette délicate petite blonde lorsqu’elle bouge. Et elle ne fait que ça. Ses mots, ses lèvres, ses formes, son corps, son esprit. Oh, quel mouvement ! Je suis faible, face à elle. Il me faut me rendre…
Je rigole. Quoiqu’elle dise, cette gamine reste ainsi pour moi. Une diseuse. Une belle petite parleuse. Une pipelette ? Sans jeu de mot aucun, ni arrière-pensée. Enfin, je fais comme si. Elle répond fort bien à mes propos, et c’est cela qui m’amuse. En même temps, c’est ce qui m’indigne. Croit-elle pouvoir me tenir tête ? Elle en a la carrure. Elle l’audace. Elle est… splendide. Sa grâce resplendit, peu importe la manière. Je rirais bien à gorge déployée, mais je crains qu’elle me penserait moqueur. Alors qu’il n’en est rien. Strictement rien. Aucunement je ne songerais à cela. C’est une merveille, à n’en point douter. Je suis en admiration depuis cette rencontre. La chance m’a souri, sur cette plage abandonnée. Magnifique bracelet qu’elle porte au poignet. Sans lui, point de plaisir. Point de connaissance. Hum, je peux m’estimer le plus heureux des hommes. Rien que dans mes pensées, elle contribue à me hisser bien haut. Délectable jeune fille. A-t-elle seulement idée de ce qu’elle provoque chez moi ? Dieu que j’aime cette vie trépidante. Chaque instant est une rencontre. Chaque rencontre est une expérience unique. Et chacune de ces expériences uniques vécues m’a amené ici. À Emiko-chan. Qu’elle explore mon domicile comme il lui convient. Je ne me laisserai pas de sa déconvenue. Insouciante ou soucieuse. Malpolie ou trop bien tenue. Jolie ou non. Détestable ou reine de mon adoration. Peu m’importe. Je la laisse vagabonder et toucher à tout. C’est ce qui fait sa force et la mienne. me rendre… Malheureusement, elle n’a pas saisi, je ne peux rester plus.


« Sage décision que sera la tienne, me disait toujours ma fiancé avant de mourir à cause d.. »
« Il est à toi de décider ce que tu voudras, moi j’ai quelqu’un qui m’attend »


Je m’incline devant toi Emiko-chan, j’espère ne pas le regretter. Et il reprit sa route en écoutant si Emiko réagissait.
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   Dim 12 Déc 2010 - 0:34

A moi de savoir ce que je veux ? N’a-t-il donc pas compris au moment où j’ai accepté sa compagnie ? Je le regarde s’éloigner sans bouger, sans rien dire, juste en silence et l’esprit complètement vide mais le cœur chargé de regret. Une fois que je ne le vois plus je me résigne à tenter de retrouver mon chemin ou du moins trouver un chemin menant à un hôtel ou je pourrais me laver et me reposer. J’arpente la forêt en faisant attention de ne pas trébucher sur une racine le cœur battant a tout rompre de peur de rencontrer des personnes pas très fréquentable. Je ne me calme que lorsque j’arrive en ville et entre dans le premier hôtel que je vois réservant une chambre ou je vais directement m’enfermer pour me laver et me coucher. Je trouverais le chemin de l’académie demain de toute façon il n y a pas cour je ne risque pas d’être punie…
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MessageSujet: Re: Parcourt de pensée [PV:Emiko Osaki]   

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