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 Ce n'est pas la guerre, mais c'est un beau merdier [PV Hiroko-chan]

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MessageSujet: Ce n'est pas la guerre, mais c'est un beau merdier [PV Hiroko-chan]   Mer 17 Nov 2010 - 17:35

Vroum… Pssshh… Duuhuhuhu… La cohue.
Il est tard. Peut-être pas tout à fait assez. La rame de métro est encore bondée, alors j’imagine que l’heure de la journée n’est pas si avancée que ça, finalement. Il y a un monde de fou. Cela revient à dire que nous sommes encore loin du terminus, et que j’en ai encore pour un bon quart d’heure de route. Plus nous nous éloignerons de l’académie et du centre-ville, moins le wagon sera plein, ça paraît logique. Personne n’a envie de se perdre dans les recoins les plus reculés de la métropole, en fin de compte. Ils disparaitront avec le temps, il n’y a pas à s’en faire.
Pour ma part, je tente de prendre le moins de place possible. Mes petits commentaires, je les garde pour moi. Qu’importe ce que je pense, de toute manière. Dans la foule, chacun devient un petit tout, et en même temps un petit rien. Nous disparaissons au profit de la masse. Je n’aime pas ça, mais je la ferme. Pas le choix. On doit être cinquante dans un truc conçu pour une petite trentaine. Enfin non, il y a quand même la place. Les nippons font ça bien. Bien que ça ressemble à un train filant vers un des camps de la mort nazis, il n’en est rien. On étouffe simplement du fait de la chaleur, de la proximité écrasante des corps. Ici, tout se fait avec un minimum d’élégance. Je m’écarte de deux centimètres.
Hum, c’est toujours mieux que rien, hein. Derrière moi, il y a du monde, donc c’est peine perdue. Devant, c’est pire. Sur les côtés se trouvent la paroi du wagon et une petite nippone que je tente de ne pas écraser. C’est dans ce genre de situation que l’on se dit que tout est possible. Toutes les barrières mentales pourraient disparaitre du jour au lendemain. Qui se soucie de se faire toucher à un endroit non désiré, dans de telles circonstances ? Qui touche ? Qui profite ? Qui pourrait fuir ou se plaindre ? Tout le monde s’en balance, ou presque. Mais j’aimerais essayer de rester humain et d’éviter de devenir un animal. Autant que possible.
Pssshhhiiii…
Nouvelle ouverture. Nouvelle folie. C’est la bataille pour réussir à sortir. Les trois ou quatre mètres menant à la sortie sont l’enjeu de la plus grande des folies. Chacun tuerait pour quitter cet endroit. La bousculade semble n’avoir pas de fin, et l’on risque de se retrouver à la prochaine station sans avoir le moindre moyen de se préserver d’un tel ennui. Le monde est une machine bien rodée. Tout manquement, toute faille, conduit à perdre du temps. Et le temps, c’est de l’argent. Pas pour moi, je précise, mais pour tous ces illustres inconnus, héros de leur propre vie, qui s’encombrent dans les transports en commun. Je ne sais quelle folie m’a prit, pour me trouver à présent dans ces conditions. Je n’ai plus qu’à espérer qu’un séisme ou un arrêt brutal vienne rompre cette triste monotonie des corps qui se rentrent les uns dans les autres. Si tout le monde pouvait chuter, là au moins ce serait marrant.
Ça n’arrive pas. Le métro part, repart, s’arrête et rerepart toujours. Il n’a que ça à faire, et je m’accroche à la barre soudée au plafond. Tentons de ne pas tomber. Les freinages et virages pris à plus d’une centaine de kilomètres à l’heure, même peu serrés, peuvent faire perdre l’équilibre. Je reste quand même en place. De ma haute stature, la petite foule est dominée. Je peux voir de à chaque bout de cette rame et constater que nous sommes un peu moins. Ce n’est pas encore ça, mais je capte mieux l’air. C’est au-dessus qu’il se trouve, fort heureusement. Alors je respire et continue d’observer, de témoigner de ce que je vis. C’est presque formidable. Dans un peu moins d’un quart d’heure, maintenant, je serai libre. Treize minutes et quarante-sept secondes, voilà le temps d’attente, avant de retrouver la sérénité d’une existence on ne peut plus décente. Autant dire une éternité…
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la guerre, mais c'est un beau merdier [PV Hiroko-chan]   Mer 17 Nov 2010 - 18:55


Cette sensation d'être serré, étouffé, essoufflé, collé aux gens, ce n'est vraiment pas agréable. De plus, cette chaleur si lourde et dur a supporter. Vraiment, ce n'est pas le top. Cette foule abondante qui nous écrase presque à chaque et moindre mouvement, cet espace assez étroit pour autant de monde, vraiment... C'est un enfer. Bien que ce genre de transport aide la plupart d'habitant dans nombreux pays, les métro, c'est la mort.
La main agrippée à une barre soudée au plafond du métro, l'autre dans la poche. A moitié compressée contre un homme qui luttait pour ne pas l'écraser, et un autre, qui lui, semblait s'en contre ficher. Un soupira s'arracha des lèvres de la jeune femme à la chevelure hardante. Les yeux de cette dernière se fermèrent dans ce long soupire agacé. Sa main qui était dans sa poche se retira doucement, et habilement, pour desserrer son écharpe autour de son coup. Un peu d'espace, un peu de liberté, un peu d'oxygène ! Est-ce trop demandé ? Hum, malgré tout, le métro à ses qualités, ou presque. Personne n'a froid, c'est certains. A moment ou à un autre, il est fort probable de faire une connaissance. Souvent, c'est une bonne... Au sens contraire, c'est l'enfer, une nouvelle fois. M'enfin, quand on à ses écouteurs dans les oreilles, le son au maximum en écoutant calmement sa musique, on ne fait plus vraiment attention à cela. C'est pour cela qu'Hiroko profita de ses quelques instant de "liberté" pour rapidement et délicatement attraper ses écouteurs et les placer dans ses oreilles, et d'allumer son Mp3, afin d'écouter la musique qui défile. Ah, enfin.

Malgré la musique qui est au maximum de ses écouteurs, un bruit presque insupportable se fit entendre. Le train freina. Une nouvelle lutte se prépara rapidement. La demoiselle ouvrit les yeux afin de voir les gens qui entre, et le peu qui sort du wagon. L'homme à côté d'elle la bouscula, et ne s'excusa point. Un nouveau soupire l’échappa. La politesse, cet homme, la connaissait-il ? Non, probablement. La jeune femme fit un pas d'écart sur le côté, évitant au maximum de le pas bousculer l'homme, assez grand, à côté d'elle. Et encore moins le déranger. Qui sait, si cela ce trouve, c'est le genre de personne qui n'aurait presque aucune pitié envers les gens... Hum, non. Peut être pas au final. Mais cela n'empêcha pas à Hiroko de rester discrète, sur ce coup. En effet, dans les moyens de transport, elle n'aime pas se faire remarquer. Enfin, qui aimerait se faire remarquer dans un endroit pareil, en même temps ?
Les yeux flamboyant de la jeune fille se fermèrent à nouveau, restant agrippée à la barre soudée au plafond, son autre main à nouveau dans sa poche, c'était repartit pour un tour. Le train s'arrêta, repartit, et ce, pendant un bon moment. A chaque arrêts, le wagon semblait se vider, petit à petit. Bon, en effet, cela n'est pas vraiment ça, mais cela y prend forme.

Un autre soupire. Un claquement de langue contre le palet. C'est bon, ne cherchez plus, Hiroko commence à perde petit à petit son sang froid. Non, ce n'est pas le contact encore ces nombreux corps contre elle, même si cela est fort désagréable, mais plutôt la main d'un inconnu qui se baladait sur la hanche de la jeune femme. Son regard ne se posa sur ce dernier. Sentir la main de ce fautif lui suffit déjà amplement. Alors imaginez-la si elle voit la face de cet inconnu. Ah, c'est vrai, ce genre de détail entre aussi dans les défauts du métro. Les mains baladeuse ni vont pas de mains mortes, c'est certains. On touche, on profite. On touche, on repousse. Ce n'est pas la guerre, mais cela n'en est pas loin. Ce n'est ni la jungle, mais ce n'est pas loin non plus. Oui, vous l'aurez compris. C'est un beau merdier, croyez moi. Pendant ce temps, la demoiselle de bonne famille tenta d'oublier cette main qui se balada avec beaucoup plus d'insistance sur son fessier. Elle tenta tout cela, en vain. A vrai dire, elle bouillonnait. Elle bouillonnait d'énervement et de colère. Cela lui rappela un moment qui lui avait marqué. Ses dents se serraient doucement alors qu'elle soupira de plus belle. Ses yeux s'ouvrirent d'un coup alors que la main se glissait un peu plus loin que son fessier. A cet instant précis, le coude de la jeune fille bougea. Un réflexe. Ce coup de coude était à la base destiné à l'inconnu qui touchait Hiroko, mais, ce dernier alla dans le vent. L'homme n'était plus la, et un nouveau bruit insupportable se fit entendre. Un nouvel arrêt. Ô Dieu merci. Cet inconnu était enfin plus la. La jeune femme lâcha un soupire de soulagement, se détendant enfin, replissant son coude afin de ne gêner personne. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Elle se replia ensuite sur le côté lorsqu'une personne passa à côté d'elle pour se poser contre la paroi du wagon. Toute en se mettant sur la pointes des pieds pour voir si cela se vidait, Hiroko ne fit attention à une personne qui voulait elle aussi passer. Cette dernière bouscula la demoiselle qui, elle, perdit équilibre et se rattrapa à moitié contre la paroi et sur cette homme assez grand, qui était à côté d'elle depuis le début du trajet. "Merde." Ce juron l'échappa alors qu'elle tenter de se redresser, gênée. A peine la tête relever, le regard flamboyant viré sur celui de cet homme qu'elle fit ses amples excuses.


    -" Excusez-moi, monsieur. "


Dit-elle, avec une voix plus ou moins neutre, laissant tout de même entre-entendre une légère douceur. Son regard se détourna soudain alors qu'elle serra de plus belle les dents, tentant de tenir debout. Un talon lui écrasait le pied. Etant à moitié cambrée, elle fit son maximum pour ne pas déranger l'homme, qui lui, semblait impassible, Hiroko resta appuyée contre la paroi. Vraiment le métro, c'est l'enfer.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la guerre, mais c'est un beau merdier [PV Hiroko-chan]   Mer 17 Nov 2010 - 20:30

Se retenir de tout mouvement intempestif. Se garder de faire des commentaires, de porter des regards trop insistant, d’avoir l’air trop blasé. Le métro se veut être un lieu d’échange. Pas au sens où les gens apprendraient à se connaître et auraient des choses à se dire les uns aux autres. Non. C’est plutôt le fait d’être constamment surveillé. En permanence. Les regards se posent, dévisagent, et jugent. Ce n’est pas grand-chose, quand on est habitué. On se prend même presque au jeu. On se sent affranchi de certaines règles. L’humanité n’existe pas vraiment, en ce lieu. Elle en est même quasiment absence. Un soupçon de morale subsiste, tout simplement, pour nous rappeler de ne pas nous jeter sur nos voisins pour les bouffer, les bousculer, ou leur faire tout et n’importe quoi. Un peu de civilisation, que diable.

« Ce n’est rien… »
Voilà tout ce que je peux dire. J’imagine qu’avec un peu d’effort, j’en dirais davantage. C’est l’occasion rêvée. Les transports en commun ont toujours été un prétexte à n’importe quel type de rapprochement. Du harcèlement à un début d’amitié, tout peut y naître. Je ne sais ce que je désire voir voir le jour ici-bas. Toujours est-il que mes idées s’embrayent. Elles fusent un peu. D’abord, parce que je n’ai pas pu m’empêcher de voir qui s’est adressé à moi. Elle n’a pas l’air d’être n’importe qui. Une étudiante, vraisemblablement. Je ne sais pas ce que j’ai avec ce statut particulier, mais il me fait germer des pensées étranges. Les jeunes filles sont bien plus attrayantes et vivantes que la majorités des autres femmes. Peut-être est-ce lié à l’innocence. Mais ce n’est pourtant qu’un leurre. Alors… l’insouciance ? La naïveté ? Elles le miment mieux qu’elles ne la nature même. Qu’est-ce donc, alors ? Elles ont un petit quelque chose qui les rend parfois irrésistibles, pleines de tendresse et de merveilles. Cela, c’est sans doute leur disponibilité, finalement. Elles ont une vie qui leur appartient, bien souvent éprise de liberté et d’ambitions, plutôt que de devoirs et de droits bafoués. J’aime cette idée. Une jeune femme se doit d’être ouverte d’esprit et non pas enfermée dans ses envies destructrices. Fonder quelque chose pour laisser tomber la passion, à quoi bon ?
Quoi qu’il en soit, la question importe peu pour le moment. Ce qui m’attire, c’est cette main, juste à côté de la mienne. Fine. Elégante. Vraisemblablement douce et soyeuse. Je ne peux me permettre de la toucher. Ce geste serait déplacé. Et vu la manière dont les personnages jonchant cette rame de métro se comportent logiquement lorsqu’ils laissent leurs désirs dicter leurs actes, l’effleurer intentionnellement serait criminel. Je ne cherche pas à la troubler ou à me faire passer pour un pervers, bien que ce soit pourtant tentant. Je suis simplement là, à ses côtés, depuis le début du voyage, et veille sur elle inconsciemment. Son poids plume qui m’a heurté n’a rien de gênant. Mes yeux essaient parfois de tomber sur elle, sans vraiment y parvenir. C’est un peu comme si je retombais dans mes jeunes années et craignait de rencontrer son regard. Mais qu’en ai-je à faire ? Beaucoup ? Oui, il est vrai que je me laisse facilement distraire par ce genre de détail. Le destin nous à rapproché l’un de l’autre. Il serait bête de ne pas le bousculer un peu pour en profiter.

« Ce n’est pas évident, hum ? »
Soudain, une idée me vient. Mes paroles ont franchi mes lèvres sans vraiment réfléchir. J’essaie juste de ne pas dire n’importe quoi. Il n’y a pas de raison d’être rembarré pour si peu, mais sait-on jamais. Je vais tenter de m’en tenir à cette idée. N’est-elle pas une résidente de l’académie ? D’après l’âge qu’elle semble avoir et le chemin qu’elle prend pour, depuis le même arrêt que moi…

« Tu es étudiante à l’académie, non ? Tu vas peut-être pouvoir me dire combien coûtent des entrées au parc d’attraction local… »
Pourquoi je lui dis cela ? Je ne le sais pas moi-même. Peut-être est-ce parce qu’Emma-chan a traversé mon esprit à ce moment, mais je n’en suis pas vraiment sûr. Ce serait pourtant logique que ce soit avec elle que je projette d’aller faire un tour au parc. Cette jeune fille me donne pourtant l’impression que je cherche autre chose, comme… engager une conversation. Ce n’est pas bien compliqué. Personne ne parle, dans les wagons, la plupart du temps. Mais là, nous sommes presque collés dans des circonstances assez particulières et stressantes. Il est temps de détendre l’atmosphère. Je n’ai qu’à baisser les yeux pour cela, et à l’observer un moment. En fait, il est plus simple de regarder longuement une personne après lui avoir adressé la parole qu’en n’ayant aucun lien avec elle. J’imagine que cela n’apportera pas grand-chose, mais le sujet est lancé. Ah, mince. Nous risquons d’être noyés dans le tumulte des montées et descentes avant d’avoir pu en savoir plus. Le temps de prier modestement pour qu’elle en quitte pas l’habitacle dès maintenant, je jette un coup d’œil ailleurs et revient à elle. Nous gagnons centimètre après centimètre, ce qui est une bonne chose. Mais il reste bien du chemin à faire avant la tranquillité. Autant faire en sorte qu’il soit plus ou moins agréable, dans ce cas. De toute manière, mon sourire, qui lui est adressé depuis mes mots l’atteignent, est un peu là pour ça…
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la guerre, mais c'est un beau merdier [PV Hiroko-chan]   Dim 26 Déc 2010 - 17:15

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la guerre, mais c'est un beau merdier [PV Hiroko-chan]   

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Ce n'est pas la guerre, mais c'est un beau merdier [PV Hiroko-chan]
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